" J'ai 37 ans. Je suis lent. Je ne suis pas un bon défenseur. Mais par contre, je sais tirer à distance ". Plutôt ! En réussissant quatre paniers à trois points au cours du dernier quart-temps (survolé par San Antonio 34 points à 9), SteveKerr a offert la qualification à son équipe. " Je lui ai dit d'être prêt pour ce match et de fait il le fut vraiment ", s'est enthousiasmé Gregg Popovich, son entraîneur. " Son calme et son aplomb ont remis ses équipiers sur les rails au moment où plus personne ne donnait cher de leur peau face à une équipe d...

" J'ai 37 ans. Je suis lent. Je ne suis pas un bon défenseur. Mais par contre, je sais tirer à distance ". Plutôt ! En réussissant quatre paniers à trois points au cours du dernier quart-temps (survolé par San Antonio 34 points à 9), SteveKerr a offert la qualification à son équipe. " Je lui ai dit d'être prêt pour ce match et de fait il le fut vraiment ", s'est enthousiasmé Gregg Popovich, son entraîneur. " Son calme et son aplomb ont remis ses équipiers sur les rails au moment où plus personne ne donnait cher de leur peau face à une équipe de Dallas survoltée par la perspective de recoller aux Spurs et de forcer un septième match décisif ". Si Steve Kerr a connu de grands moments dans sa carrière notamment avec les Bulls (3 titres nationaux), cette soirée du 29 mai occupera une place spéciale dans sa mémoire. Onzième sur la liste, il n'a dû de recevoir sa chance que grâce à l'intoxication alimentaire de Tony Parker le jour de la rencontre. Le jeune meneur de jeu français des Spurs, deuxième meilleur marqueur de l'équipe, a commencé le match mais il n'a finalement tenu le coup que 13 minutes avant de devoir céder sa place. 13 minutes, c'est aussi très précisément le temps de jeu total de Kerr au cours des 18 rencontres des playoffs disputées par les Spurs à ce stade. San Antonio doit aussi sa victoire à l'excellente prestation de Stephen Jackson (24 points) et du MVP Tim Duncan (18 points, 11 rebonds et 4 assists) mais aussi il faut le dire à l'absence dans les rangs adverses de Dirk Nowitzki, blessé au genou et à l'étonnante tactique défensive des Dallas Mavericks qui se sont effondrés en tentant de neutraliser le seul Duncan en lui mettant deux et parfois même trois hommes sur le dos. LE POT à ENCRE Deux coaches - et non des moindres - ont démissionné de leurs confortables fonctions la semaine dernière : Rudy Tomjanovich (Houston Rockets) et Larry Brown (Philadelphia 76ers). Après avoir manqué les 17 derniers matches de son équipe en raison d'un cancer, Rudy T a décidé de ne pas reprendre le collier et d'opter pour une fonction moins stressante au sein de l'organisation des Rockets. Le jeune quinquagénaire a présidé aux destinées de l'équipe pendant une douzaine d'années (503 victoires et 397 défaites) avec deux titres nationaux à la clé en 94 et 95. Après l'élimination de son équipe par les Detroit Piastons au second tour des playoffs, Larry Brown a très logiquement conclu qu'il était temps de s'esquiver malgré un contrat de 30 millions de dollars qui court sur deux saisons encore. Il est certain qu'il ne restera pas longtemps sur la touche. On le dit en pourparlers avec... les Rockets ! Mais avant de signer pour une septième équipe (après Denver, New Jersey, San Antonio, L.A. Clippers, Indiana et Philadelphie), Brown (62 ans) gardera la main en drivant l'équipe nationale américaine cet été à Porto Rico où elle tentera de se qualifier pour les J.O. d'Athènes. Par Bernard Geenen, à Chicago