Après l'entraînement de l'après-midi, Zoran Ban est amené à devoir faire des heures sup' en début de soirée. Au même titre que Gaston Helleven, responsable de la sécurité et de Jan Biesmans, cheville ouvrière au département marketing, l'attaquant croate est invité à répondre aux questions des sympathisants du club à l'occasion du forum du mardi. Et l'homme s'en tire à merveille, agrémentant ses réponses, en français, de quelques mots en néerlandais. Pour le plus grand plaisir des supporters. ...

Après l'entraînement de l'après-midi, Zoran Ban est amené à devoir faire des heures sup' en début de soirée. Au même titre que Gaston Helleven, responsable de la sécurité et de Jan Biesmans, cheville ouvrière au département marketing, l'attaquant croate est invité à répondre aux questions des sympathisants du club à l'occasion du forum du mardi. Et l'homme s'en tire à merveille, agrémentant ses réponses, en français, de quelques mots en néerlandais. Pour le plus grand plaisir des supporters. "Vous voulez savoir pourquoi je marque? J'ai retrouvé toute la confiance, tout simplement", dit-il. "En début de saison, je me posais des tas de questions. Tout d'abord, je ne comprenais pas les raisons qui avaient poussé Johan Boskamp à acheter deux attaquants : David Paas et Wesley Sonck. Je pouvais comprendre qu'il choisisse l'un ou l'autre. Mais à partir du moment où il les voulait de concert, c'était, à mes yeux, une motion de méfiance envers moi. Ik was verrast ook quand j'ai appris qu'il souhaitait l'acquisition d'un attaquant supplémentaire, sous prétexte qu'aucun de ceux qu'il avait sous la main était capable de conserver le ballon à l'avant. C'était une réflexion incroyable car si David Paas, Wesley Sonck, voire Mike Origi et moi-même avons une qualité, c'est quand même de pouvoir garder le cuir en attendant du renfort. Je ne cache pas que cet épisode fut douloureux pour moi. Mais le plus dur, ce fut d'apprendre, par la suite, que le club désirait se passer de moi. A trois reprises, j'ai refusé des offres : du MSV Duisbourg d'abord, puis de Saarbrücken et enfin de Strasbourg. Pourquoi? Parce que je n'avais pas envie de jouer en D2 ou de lutter pour le maintien. Je me sentais trop bon pour évoluer à ce niveau. Tôt ou tard, je savais que l'heure de la revanche allait sonner. Et cette délivrance est venue avec la nomination de Pierre Denier. Avec lui, j'étais sûr de recevoir enfin une chance digne de ce nom. Et elle s'est produite naguère. Personne ne voulait tirer le penalty contre Beveren. Moi, je n'avais pas peur, même si je jouais gros à cette occasion. Ce but-là m'a libéré et, depuis lors, j'ai eu la chance d'en inscrire d'autres, tout aussi importants. Comme celui de la qualification en Coupe de Belgique contre le Cercle. A présent, je suis lancé. Et l'équipe aussi, j'espère. Certaines formations brillent au premier tour, d'autres au deuxième. Nous nous manifestons toujours au printemps. Ce fut le cas la saison passée, avec la victoire au Stade Roi Baudouin. Et maintenant, quelque chose me dit que nous allons une fois encore nous inspirer de cet exemple et terminer la saison en boulet de canon. We worden de ploeg van de lente!" Applaudissements nourris, fin de séance et envahissement de l'estrade. Non, le Racing Genk n'est décidément pas un club comme les autres!