Après trois défaites consécutives face à Anderlecht en Coupe (1-5), Virton (0-2) et le Patro Maasmechelen (3-1), le FC Brussels, a réussi à se reprendre et a terminé à la première place avant la trêve. Le club de Johan Vermeersch s'est donc imposé en tant que principal favori et sera vraisemblablement gêné dans la course au titre par Ostende, entraîné par Gilbert Bodart, qui a le même nombre de points mais un match de plus.
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Après trois défaites consécutives face à Anderlecht en Coupe (1-5), Virton (0-2) et le Patro Maasmechelen (3-1), le FC Brussels, a réussi à se reprendre et a terminé à la première place avant la trêve. Le club de Johan Vermeersch s'est donc imposé en tant que principal favori et sera vraisemblablement gêné dans la course au titre par Ostende, entraîné par Gilbert Bodart, qui a le même nombre de points mais un match de plus. Le point avec le Liégeois Christophe Kinet qui, séduit par le projet bruxellois, a été transféré durant l'intersaison : " Au début, on a rencontré quelques difficultés. Elles étaient légitimes vu l'abondance de nouveaux joueurs. Il fallait donc que les choses se mettent en place. Après, tout a été beaucoup mieux et on a enchaîné les victoires. Par la suite, on a eu un petit passage à vide qui a débuté par la défaite plus que logique face au Sporting. L'équipe a mal réagi en situation difficile : trois défaites. Parfois, j'avais peur que le groupe explose à cause de la pression et des critiques. On avait été annoncés grands favoris et dès que les résultats ne suivaient pas, on était fustigé par les critiques. Pour la presse, on n'a pas droit à l'erreur. C'est évidemment le rôle des journalistes. Une certaine tension a donc régné dans le groupe mais pas entre les joueurs. Cela nous a en effet rapprochés. On a continué à jouer en équipe et ma crainte que le groupe se déstabilise a dès lors très vite disparu ". Christophe Kinet : Oui, le premier tour s'est plutôt bien déroulé. Si je joue de la même façon au second, on pourra dire que ma saison aura été bonne. Mais elle ne sera excellente que si nous sommes champions. J'ai inscrit cinq buts et offert dix passes décisives. En D2, c'est déjà pas mal. Je veux vraiment apporter un plus offensivement. Je joue habituellement sur le flanc gauche mais j'ai parfois été aligné derrière les attaquants. Je m'entends particulièrement bien avec l'entraîneur, Harm Van Veldhoven contre qui j'avais joué quand il était joueur. Il connaît vraiment bien chaque élément de son noyau et donne beaucoup de responsabilités. Il prend donc du recul par rapport à son groupe en faisant confiance aux anciens. Et quand c'est nécessaire, il remet les pendules à l'heure. Oui. Quand on perdait, personne n'était content : on veut tellement être champion que la tension nous guette à tout moment. Quand problème il y a, on discute un maximum entre nous pour trouver la solution. Notre équipe est très soudée. Il n'y a pas de clans. L'amalgame entre Wallons et Flamands s'est effectué à merveille. On sait aussi tous pourquoi on a signé. On est obnubilé par l'idée qu'on puisse devenir champion. Aucun joueur ne va jouer individuellement pour pouvoir rebondir ailleurs. Oui, ils ne sont pas déçus. Chaque week-end, le groupe fait preuve de caractère et ça leur plait. Toute notre saison est basée sur le titre. Vermeersch avait déjà annoncé ses ambitions en début de saison. C'est tout ou rien ! Je n'aurais de toute façon pas signé pour le Brussels si l'objectif n'était pas de retrouver l'élite. Et c'est le cas de la majorité des joueurs. Impressionné sûrement pas car quand on connaît l'homme, on sait qu'il est passionné. Et un passionné est capable de tout. Ce n'est absolument pas un homme de l'ombre. Il est proche de nous. Il nous fait savoir ce qu'il pense. Il donne tout ce qu'il a. Le professionnalisme est très présent. Rien n'est laissé au hasard. Ce club a beau n'avoir qu'un an, il est déjà très solide. Le recrutement a été effectué très intelligemment. Des gars qui en avaient encore dans le ventre ont été choisis. Et ils ne jouent pas pour l'argent car il n'y a pas de gros salaire au Brussels. On a tous envie de montrer et prouver quelque chose. Beaucoup ont aussi signé car le club a un passé. C'est admirable d'avoir fait renaître le RWDM de ses cendres. Il y a des clubs qui ne doivent pas disparaître. Il y a encore de la ferveur dans ceux-ci, en comparaison à d'autres. C'est un peu comme le FC Liégeois, où j'ai d'ailleurs évolué. Ce dernier est l'exemple type que la bonne gestion d'un club par son président est capitale. Je ne le connais pas trop. Il a évolué récemment contre nous quand il jouait à Visé. Il s'est montré parfois maladroit mais il a tout de même été très bon. On va tout faire pour lui donner les meilleurs ballons. J'habite encore à Liège et je fais la route avec lui et Didier Ernst. Nong a bien fait de resigner en D2 car il doit encore s'épanouir. Tim Baete