Une étude récente a révélé qu'il n'y avait plus que 52 % de Belges dans les noyaux pros de D1. Pourtant, ceux qui décident de jouer la carte régionale ne s'en mordent pas les doigts. Nous avons dressé la liste des jeunes joueurs belges les plus prometteurs, sans limite d'âge, avec comme seul critère celui d'avoir percé sur la scène belge depuis un an et d'avoir réussi à se forger une place en équipe de base.
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Une étude récente a révélé qu'il n'y avait plus que 52 % de Belges dans les noyaux pros de D1. Pourtant, ceux qui décident de jouer la carte régionale ne s'en mordent pas les doigts. Nous avons dressé la liste des jeunes joueurs belges les plus prometteurs, sans limite d'âge, avec comme seul critère celui d'avoir percé sur la scène belge depuis un an et d'avoir réussi à se forger une place en équipe de base. La succession de Silvio Proto n'était certainement pas aisée mais Cordier a su relever le défi d'une maîtresse manière. Du même gabarit que son prédécesseur et possédant les mêmes aptitudes, il s'est immédiatement inscrit comme l'élément le plus sûr, le plus talentueux et le plus constant des Loups cette saison. Une bourde contre le Cercle en pleine tourmente des matches truqués aura permis de voir que lui aussi commet encore des péchés de jeunesse mais sa prestation quatre étoiles contre le Standard quelques jours plus tard aura montré sa solidité mentale. Il a encore trop peu de matches dans les jambes pour déjà faire office de révélation mais il a su éclater lors de son remplacement de Boubacar Copa, parti pour la CAN et ensuite blessé. A l'époque, il n'avait qu'une rencontre pro à son actif (contre Benfica en Coupe UEFA). Face à Bruges, il fut élu homme du match et félicité de toutes parts pour sa prestation. Très fort sur les penalties (" Je me fie à mon instinct "), il a été découvert et formé par l'ancien international Théo Custers. Contrairement à Copa, il préfère un entraînement spécifique poussé. Arrière gauche, il fut formé au Standard - à qui il appartient toujours - avant d'éclater à Saint-Trond alors qu'il semblait bloqué par les arrivées de Cyril Ramond et Marco Nys. Vif, rapide, il a su contenir dernièrement des éléments aussi prestigieux que Sergio Conceiçao ou Gert Verheyen. Pour contrer de tels joueurs, il aime les priver de ballons en bloquant l'espace. Cependant, s'il sait se montrer intransigeant dans sa tâche défensive, il aime profiter de sa vitesse pour soutenir les actions offensives. Son gabarit lui permet d'être aussi efficace comme arrière gauche que comme médian gauche. Alors que Gand avait préféré bâtir sa défense en attirant de nombreux joueurs étrangers, cet étudiant en droit a réussi à s'imposer au point de faire partie de la présélection de René Vandereycken. Souvent désaxé à gauche dans une défense à trois, il est très adroit sur l'homme, comme peut en témoigner Sergio Conceiçao. Il dispose d'un très bon jeu de position et sait se mon- trer souverain dans le trafic aérien après avoir été à bonne école avec Stephen Laybutt et Dario Smoje à ses côtés. Son intelligence en fait déjà un pilier du système de Georges Leekens qui lui a confié les clés de la défense malgré son jeune âge. Issu d'une famille de supporters du Daring, c'est un vrai Ket. Il connut des débuts difficiles sous la houlette d' Emilio Ferrera, qui, après l'avoir lancé, ne l'a pas ménagé. Aujourd'hui, ce petit défenseur central au bon timing (il prend beaucoup de ballons de la tête) peut remercier son ancien entraîneur. Assez rapide, il joue l'anticipation et ose mettre le pied. A connu une progression constante au point de faire partie des quatre joueurs cités récemment par son président comme ayant le niveau de la D1. Finalement, il ne fait que perpétuer la tradition familiale puisque son père s'occupe des jeunes du Brussels. Apparu la saison passée contre Anderlecht, il a immédiatement impressionné par son calme, sa sûreté et sa confiance inébranlable. Depuis, en écoutant les conseils de ses guides Thierry Siquet et Frank Defays, il a grandi au point de devenir un pion essentiel de l'ambitieux projet carolo. Son physique frêle ne l'empêche pas d'aller au contact et de remporter ses duels. Il aime jaillir et s'avère difficile à passer. Très bon dans le trafic aérien, il bénéficie d'une frappe puissante, à l'origine d'ailleurs de son premier but en D1. Depuis quelques mois, c'est lui qui se charge de botter la plupart des coups francs. Sans doute l'élément le plus talentueux découvert l'année passée. En un an et demi, il s'est déjà inscrit dans l'imaginaire collectif. Sûr de lui, il peut parfois offrir une image nonchalante mais sa puissance, son apport offensif, son engagement et sa technique lui permettent très souvent de faire la différence tant dans le secteur défensif qu'offensif. Indéboulonnable à Anderlecht où il a resigné jusqu'en 2010, il est également devenu titulaire chez les Diables Rouges. Vanden Borre, c'est également un caractère. On aime ou on n'aime pas mais il ne laisse en tout cas pas indifférent. Originaire de Roulers, il couvre le flanc droit, contrairement à son frère aîné Pieter-Jan qui évolue à gauche au Germinal Beerschot. Il est toujours resté fidèle au club roularien malgré une sollicitation du RKC Waalwijk, il y a trois ans. Ses premiers pas en D1 se sont bien passés. Physique, tonique et dur sur l'homme, il a accroché le regard du sélectionneur des Espoirs qui l'a retenu pour le match de barrages contre l'Ukraine. On le compare souvent à Vital Borkelmans par sa capacité à occuper le flanc à lui tout seul et par sa persévérance. Le statut non professionnel de Roulers le lui permettant, il mène encore de front sa carrière footballistique avec de études supérieures en communication. Natif de Geel, ce jeune défenseur a pris son envol sous la houlette de René Trost, après avoir été snobé par Paul Put, au point d'être déjà capitaine à 19 ans. Dreesen a tout d'un futur grand. Intégré dans le noyau A du Lierse dès ses 16 ans, il a cependant continué ses études. Après ses latin/sciences, il a opté pour la criminologie à l'université de Louvain. Son intelligence, il la montre également sur les terrains. En défense, il sait ce qu'il va faire du ballon avant de le toucher. Il joue de manière sobre et efficace et ne manque pas de vigueur dans les duels. Il dispose d'une bonne passe ce qui lui permet d'évoluer autant en défense que dans la ligne médiane. Arrivé à Bruges en provenance du Cercle, il s'est imposé au poste d'arrière droit en profitant du départ de Hans Cornelis et des blessures d' Olivier De Cock et de Michaël Klukowski. Depuis son éclosion, il a dépanné au poste d'arrière gauche mais c'est à droite qu'il a démontré ses qualités. Sa conduite de balle et son bon pied droit lui permettent de construire les actions de l'arrière et de briller autant dans le jeu court que long. Il se concentre encore fortement sur sa tâche défensive. International Espoir, il n'a peur de rien et s'engage à fond dans les duels. De mémoire de Brugeois, il faut remonter à plusieurs années pour avoir connaissance d'un si grand talent. La nature lui a donné toutes les qualités requises pour un défenseur : technique, vitesse, explosivité, force mentale. Sa petite taille ne l'handicape pas car il possède une bonne détente. Tout cela lui permet d'occuper plusieurs positions sur le terrain (arrière gauche, arrière droit, voire médian défensif) mais c'est dans l'axe de la défense qu'il devrait s'épanouir. Il doit encore apprendre à se comporter comme un vrai professionnel et à se faire mal, ce qu'il n'a jamais dû faire dans les équipes de jeune tant il était supérieur à ses coéquipiers. Arrivé de Oud-Heverlee durant la trêve estivale avec l'étiquette flatteuse du nouveau Timmy Simons, il a rapidement trouvé ses marques comme médian récupérateur. Ses premiers pas au sein de l'élite furent particulièrement réussis. Sa taille lui permet d'être souverain dans le trafic aérien tant défensif qu'offensif (comme en témoignent ses qua- tre buts). Il est très bon à la récupération de balle et développe un grand volume de jeu. Comme tout jeune qui dispute sa première saison, il connaît un petit creux. Est-ce dû au fait qu'il combine football avec des études de psychologie ? Le nouvel entraîneur Thomas Caers n'a pas manqué de le faire souffler lors des deux dernières rencontres. Prototype unique dans l'équipe flandrienne plutôt connue pour son engagement et sa rudesse, Van Damme fait montre d'une élégance, d'une technique et d'une facilité de dribbles qui le pousse sans cesse à provoquer le un contre un. Son bagage technique, il le doit à ses années de formation passées à Anderlecht et à Bruges. Cela lui a pris deux à trois mois pour s'habituer à la combativité flandrienne mais une fois ce laps de temps passé, il a remisé son statut de joker au placard pour s'inscrire comme titulaire indiscutable sur le flanc droit. Offensif à souhait, il a déjà trois buts à son actif. Lancé dès 2002, il semble enfin avoir atteint son rythme de croisière. Utilisé à doses homéopathiques par Marc Brys, il est devenu un pilier du système de Jos Daerden. Médian offensif, il aime tenter les combinaisons les plus complexes. Parfois ça casse mais ça commence à passer de plus en plus souvent. C'est à cause de son jeu fait de dribbles et de technique qu'il aime disposer d'un rôle libre derrière les attaquants. Très vif et mobile, il se déporte souvent d'un côté à l'autre du terrain pour déstabiliser la défense adverse. Ce qu'il a parfaitement fait contre Anderlecht. A lui d'enfin confirmer ce potentiel intéressant. Utilisé avec parcimonie par René Vandereycken, il a profité des nombreuses blessures qui ont émaillé le groupe de Genk pour faire son trou et faire parler sa technique. D'abord comme médian central, ensuite à gauche. Il a démontré de bonnes choses au point d'être choisi joueur du mois de novembre et d'obtenir sa première présélection pour les Diables Rouges. Petit gabarit, il aime se démener aux quatre coins du terrain, servant de plaque tournante à sa formation. Son caractère l'aide également à s'imposer. Il n'hésite pas à avoir du répondant dans certaines situations destinées à le déstabiliser. Inconnu en début de saison, il a marqué des points en dépannant parfaitement comme médian défensif en Ligue des Champions face au Slavia Prague. Sa polyvalence lui a permis de suppléer avec toujours autant de sérieux Vincent Kompany et Hannu Tihinen en défense centrale. Ce Louvaniste joue sur ses points forts : anticipation et relance propre. Sa sobriété, son élégance, son placement et sa technique en font un des jeunes pions préférés de son entraîneur. Produit de l'école anderlechtoise, il a failli partir la saison passée pour trouver du temps de jeu mais a été dissuadé par le discours d' Hugo Broos, entraîneur de l'époque. A toujours joué à Bruges et a vu son éclosion se faire petit à petit. Bien que présent dans le noyau pro depuis un certain temps, il éclate cette saison. C'est comme médian central qu'il réalise ses meilleures prestations. Sa technique lui permet de faire la différence en un contre un et il peut tout faire avec un ballon. Il a également deux bons pieds et une bonne détente. Sans oublier sa frappe comme on a eu l'occasion de s'en rendre compte lors de la rencontre face à Beveren. Il peut également évoluer sur les flancs même s'il manque d'explosivité. Il doit encore apprendre à se montrer constant sur 90 minutes. Inconnu du grand public, il a débarqué en D1 en ne sachant pas s'il avait le niveau pour évoluer à cet échelon. Six mois plus tard, la réponse est positive. Certes, il n'est plus de toute première jeunesse mais a éclaté cette année au point d'être cité en équipe nationale. Vif, rapide, il se montre souvent dangereux sur son flanc droit grâce à une bonne intuition de jeu et à sa qualité de centres. Doté de quatre poumons, on le voit se dépenser durant 90 minutes. Il connaît parfaitement le système de Francky Dury dans lequel il peut être mis à toutes les sauces (arrière droit, milieu droit, médian central). Qui aurait pu prédire que cet attaquant liégeois passé par la Promotion (La Calamine) et la D3 (Oud-Heverlee) allait s'imposer immédiatement lors de sa première saison en D1 ? Personne si ce n'est la cellule de scouting du Sporting de Charleroi qui avait déjà réussi le même coup avec Izzet Akgül l'année dernière. Infatigable travailleur, il sait évoluer autant comme attaquant axial que sur les ailes. Il aime se faire oublier avant de surgir et de se montrer dangereux. Il s'inscrit dans le moule des renards de surface comme en témoignent ses réalisations contre Roulers et à Saint-Trond. Il n'est pas dénué de technique. STÉPHANE VANDE VELDE