C'est la mine penaude que René Weiler a pris congé, lundi passé, de tous ceux qu'il côtoyait au quotidien à Neerpede. Avec classe et élégance, l'entraîneur suisse du Sporting, visiblement marqué par ce qu'il avait enduré la veille, à Courtrai, de la part d'une frange du public anderlechtois, a salué pour la dernière fois ceux dont il a croisé la route dans les couloirs et bureaux, qu'il s'agisse de ses proches collaborateurs, voire même de la réceptionniste du club.
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C'est la mine penaude que René Weiler a pris congé, lundi passé, de tous ceux qu'il côtoyait au quotidien à Neerpede. Avec classe et élégance, l'entraîneur suisse du Sporting, visiblement marqué par ce qu'il avait enduré la veille, à Courtrai, de la part d'une frange du public anderlechtois, a salué pour la dernière fois ceux dont il a croisé la route dans les couloirs et bureaux, qu'il s'agisse de ses proches collaborateurs, voire même de la réceptionniste du club. Humainement, il n'y a jamais eu grand-chose à redire de Weiler, véritable gentleman jusqu'au bout des ongles. Une attitude chevaleresque qui n'aura guère rendu la séparation aisée entre les deux parties. Une décision qui a surtout peiné le président des Mauves, Roger Vanden Stock qui, jusqu'au bout, se sera érigé en ardent défenseur du technicien helvète. Finalement, ce sont Herman Van Holsbeeck et Jo Van Biesbroeck qui ont dû se résoudre à l'inéluctable. Dans un premier temps, ce sont donc les autres membres suisses du staff, ainsi que Nicolas Frutos,qui prendront la relève. Mais il semble acquis que l'Argentin sera tout au plus un dépanneur. Au vu de son travail avec les U21, tout le monde n'est manifestement pas convaincu, en interne, de ses qualités pour diriger déjà l'équipe première, même s'il en va là de son rêve. Emilio Ferrera, engagé cette saison comme responsable des jeunes a, lui, la carrure de l'emploi. Mais il ne s'est pas fait que des amis dans les hautes sphères du club en engageant deux amis de longue date, Patrick Asselman et Bruno Taverne, respectivement analyste vidéo et entraîneur des gardiens. Reste aussi à voir s'il sera désireux de troquer la proie pour l'ombre, tant la vie d'un T1 n'est jamais de tout repos, a fortiori au Sporting. En haut lieu, il va sans dire que beaucoup rêvent à nouveau de Hein Vanhaezebrouck à la tête de l'équipe fanion. Car le Gantois est garant de ce football offensif que réclament à cor et à cri les fans du Sporting. Herman Van Holsbeeck a beau eu dire, en marge de l'entrée en matière européenne des Mauves, au Bayern Munich, que cette question n'était pas à l'ordre du jour, tout porte à croire que Mogi Bayat, manager du coach gantois,essayera d'arrondir les angles, lui qui n'a guère apprécié, ces dernières semaines, que Weiler n'ait guère fait appel à deux joueurs qu'il avait amenés au Parc Astrid : Massimo Bruno et, surtout, SvenKums. L'agent pourrait même faire coup double : aider le RSCA à embrigader le coach de ses rêves tout en allégeant sensiblement la masse salariale des Buffalos. Car HVH pèse sur le budget du club gantois : 250.000 euros brut par saison, soit l'équivalent de 100.000 euros net. Un renvoi grèverait sensiblement les Bleu et Blanc au niveau financier, de telle sorte qu'une sortie, même en direction du rival bruxellois, arrangerait tout le monde. A moins que le salut ne vienne d'ailleurs ? Christophe Henrotay, bien introduit au RSCA lui aussi, aurait laissé tomber le nom de Vitor Perreira. Le Portugais avait déjà été proposé par le passé au Standard mais est à présent actif à Munich 1860, un club qui se débat au 4e échelon allemand et qui est englué dans les problèmes financiers.