Comment avez-vous pris les propos de certains membres du Comité exécutif ?
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Comment avez-vous pris les propos de certains membres du Comité exécutif ? Dans une société, il y a un conseil d'administration. J'ai été y expliquer un dossier. J'ai demandé un vote. Ce sont eux qui dirigent et qui décident. Six ont voté pour et deux contre. Et j'ai demandé une explication à ceux qui ont voté contre. Après, ils ont été sur les plateaux télés. J'aurais préféré qu'ils me l'expliquent en face. Je n'ai pas à me défendre : s'ils avaient voulu, ils n'avaient qu'à voter contre. N'avez-vous pas l'impression que l'élection fédérale se joue sur votre dos ? Je n'ai rien à voir là-dedans. Je pense qu'il y a une bagarre de pouvoir sur certains dossiers. Et nous, nous sommes les outils avec lesquels ils vont jouer. La récupération de ce dossier était politique. On joue à 21 h 45. Le match est fini à minuit et en Israël, on ne peut pas voler d'1 h à 5 h. Si on ne prend pas ce vol, on doit en prendre un autre à 5 h 20. Comment vais-je expliquer aux clubs étrangers qui paient ces joueurs que je vais les laisser debout toute la nuit, sans dormir ? Ça, je n'assume pas. On parle de ces 100.000 euros, dépensés pour un but nécessaire mais le reste de l'argent, il va où ? Vous n'avez pas apprécié qu'on dise que l'équipe nationale coûtait beaucoup...Tous nos matches amicaux ont rapporté de l'argent. Je suis en train de régler un match amical contre la France, ce que je ne suis pas obligé de faire. Ce match vous gêne ? Oui car c'est cinq jours avant notre déplacement au Pays de Galles. J'aurais préféré le faire le vendredi pour avoir une semaine entre les deux rencontres. Mais il y avait la finale de Ligue des Champions. Pourquoi est-ce que je prends ce risque ? Pour la Fédération et parce que la Belgique a été la première nation demandée par la France. Est-ce qu'on se rend compte de cela ? Avec le départ de Steven Martens, perdez-vous un soutien ? C'est facile de tirer sur Steven Martens mais il y a un conseil d'administration de huit personnes qui a tout avalisé ! On a fait sauter un fusible mais tout le monde était au courant. Est-ce que le nom du prochain CEO vous intéresse ? Non, je travaille avec tout le monde. Je n'ai rien à voir avec ce choix. Moi, je m'occupe du sportif, de mon staff, de celui des jeunes. Le dossier Enzo Scifo est mis entre parenthèses, ça, c'est dommage. C'est la preuve que je n'ai pas tous les pouvoirs sinon il serait déjà là. Est-ce que ces discussions vous fatiguent ? Je trouve cela dommage car certaines choses peuvent être réglées en interne. Quand je vois des dirigeants de club sortir pour tailler des costards, cela ne relève pas le niveau.