Vendredi, le clash wallon inattendu entre le Standard et l'Excel Mouscron sera tendu. Les Rouches sont souvent invincibles à domicile, dans le chaudron de Sclessin, où ils ont pris 30 points sur 39, ce qui est mieux que Genk ou le Club Bruges. Mais en déplacement, le Standard n'a grappillé que 16 unités sur 42, soit un peu plus de 40%. À l'extérieur, son football est stérile et médiocre, comme vendredi dernier à Gand. À l'issue du match, Michel Preud'homme a annoncé un changement de tactique, avec plus de guerriers sur le terrain.
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Vendredi, le clash wallon inattendu entre le Standard et l'Excel Mouscron sera tendu. Les Rouches sont souvent invincibles à domicile, dans le chaudron de Sclessin, où ils ont pris 30 points sur 39, ce qui est mieux que Genk ou le Club Bruges. Mais en déplacement, le Standard n'a grappillé que 16 unités sur 42, soit un peu plus de 40%. À l'extérieur, son football est stérile et médiocre, comme vendredi dernier à Gand. À l'issue du match, Michel Preud'homme a annoncé un changement de tactique, avec plus de guerriers sur le terrain. Mais vendredi, donc, le Standard se produit à nouveau dans son biotope, contre l'équipe en vue de 2019. Le démarrage de Mouscron est surprenant depuis le début de l'année : 18 sur 18. Nul ne peut passer outre ces chiffres, même si samedi, contre Lokeren, après une semaine turbulente, son football n'a pas été fantastique. Ce bilan rehausse le statut de son entraîneur, Bernd Storck, qui expose ses méthodes dans ce magazine. L'Allemand se considère comme un professeur de football, qui montre à ses joueurs comment s'y prendre. Pendant les séances, il ne se contente pas d'observer, il se mêle aux footballeurs. Reste à voir si son passage remarqué n'est pas un instantané et s'il va rester dans le Hainaut. La ville n'aide pas le club et ça heurte beaucoup de gens. En attendant, Storck a replacé sur la carte du football le club qui était jusqu'il y a peu le vilain petit canard de la D1A. L'Excel est la constante d'une saison remplie de rebondissements, d'une compétition en quête de régularité. Certains footballeurs ont toujours du mal à rester affûtés durant une longue période. Après un match prometteur contre Genk, le Club Bruges a par moments été balayé par Salzbourg mais il s'est ressaisi à Anderlecht. Genk, pour sa part, a quelque peu perdu son rythme, même s'il a mieux joué contre l'Antwerp que lors des matches précédents. Le leader vit très mal la saga Alejandro Pozuelo. Il a commis une bourde en déclarant qu'il collaborerait au transfert de l'Espagnol si celui-ci se livrait à fond contre le Slavia Prague et l'Antwerp. De son côté, Jesse Thorup, l'entraîneur de Gand, n'était pas content du sermon adressé par Ivan De Witte aux joueurs et il l'a dit ouvertement. Les Buffalos n'ont pas l'habitude de se redresser contre le Standard. C'est aussi étrange dans la mesure où la direction et l'entraîneur de Gand se retrouvent à table chaque semaine. L'engrenage de tous les clubs est enroué quelque part. Anderlecht continue à nager en eaux troubles. On attribue à Fred Rutten le mérite d'avoir insufflé de la combativité à l'équipe. Comme si on ne pouvait pas attendre d'engagement de la part de footballeurs professionnels grassement payés. Ça en dit long sur la dévaluation sportive des Mauves. Pendant ce temps, la justice a clôturé son enquête sur le blanchiment d'argent. Les résultats vont suivre cette semaine. Ils seront immanquablement suivis d'une pluie de démentis. Depuis que le nom de Peter Maes a été divulgué, beaucoup de personnes doivent trembler. Il est grand temps que la clarté soit faite sur ce scandale, qui traîne depuis quatre mois. Certains inculpés ne font pas preuve de la même forme de gêne. Après Mogi Bayat, c'est le repenti Dejan Veljkovic qui a pris place dans la tribune d'Anderlecht dimanche. Fait bizarre : nul dans son entourage ne lui a dit que sa présence en ce moment était pour le moins malvenue. C'est une provocation envers Anderlecht, qui donne l'impression, par la voix de Marc Coucke, de plaider en faveur d'une nouvelle morale en football.