Benjamin Deceuninck avait évoqué une touche de modernité et de science-fiction pour son plateau télé. On y a eu droit avec des éléments de réalité augmentée qui ont complété les techniques déjà déployées (palettes, etc.). La première nouveauté a été ce vestiaire fictif où les consultants se dirigeaient pour causer tactique. Une belle reconstitution créée à partir d'un drap vert disposé à côté du plateau, le seul élé...

Benjamin Deceuninck avait évoqué une touche de modernité et de science-fiction pour son plateau télé. On y a eu droit avec des éléments de réalité augmentée qui ont complété les techniques déjà déployées (palettes, etc.). La première nouveauté a été ce vestiaire fictif où les consultants se dirigeaient pour causer tactique. Une belle reconstitution créée à partir d'un drap vert disposé à côté du plateau, le seul élément réel étant le tableau avec les feuilles de papier. La seconde innovation a été l'apparition des joueurs en chair et en images pour des interviews d'après-match. La prouesse a été rendue possible grâce à l'entreprise belge Dreamwall. " En Russie, les Diables interviewés étaient assis devant un drap vert ", explique Raffaella Raschella, réalisatrice de la RTBF. " Ensuite, tout se jouait à Bruxelles : " découpage " de l'image de la personne, réglage de sa taille, harmonisation du son pour éviter les décalages, etc. Nous avions envie de proposer cet apport depuis longtemps mais encore fallait-il disposer de la bonne technologie. " L'illusion en a même dupé certains..." Sur les réseaux sociaux, des personnes pensaient que nous étions vraiment à Moscou ! ", précise Benjamin Deceuninck. " C'est une plus-value ludique qui a dynamité la réalisation et m'a permis d'avoir un vrai lien avec les Diables. Courtois et Hazard ont trouvé ça génial. " L'interaction avait ceci de particulier que l'hologramme des Diables n'apparaissait pas réellement en plateau. " Je devais fixer un point que je regardais comme s'il était le joueur. Je jetais parfois un oeil à l'écran de contrôle pour visionner le résultat. " TF1, qui a aussi collaboré avec Dreamwall et qui dispose d'autres moyens financiers, a même poussé le concept plus loin avec des incursions dans le stade, le bus ou les chambres des joueurs. Reste à savoir si ce qu'a offert la RTBF restera un one-shot ou sera réutilisé dans un avenir proche. " Il y a des possibilités mais tout dépend de la direction ", conclut Raschella. " C'est une technologie intéressante qui ne doit pas être utilisée à tort et à travers. "