" On a une histoire à raconter " : Salvatore Curaba, ancien joueur professionnel passé notamment par Charleroi, fondateur et patron de l'entreprise informatique EASI, a créé un nouveau club en début d'année dernière. Dénomination : RAAL, en hommage au club de La Louvière, disparu il y a quelques années. Il était prêt à démarrer en 4e Provinciale, puis l'opportunité de racheter un matricule en D3 amateur a permis de commencer un peu plus haut. Première saison, première montée. Aujourd'hui, son club est dans la même série que l'UR La Louvière Centre. Deux équipes jouant en vert et blanc, ayant le ...

" On a une histoire à raconter " : Salvatore Curaba, ancien joueur professionnel passé notamment par Charleroi, fondateur et patron de l'entreprise informatique EASI, a créé un nouveau club en début d'année dernière. Dénomination : RAAL, en hommage au club de La Louvière, disparu il y a quelques années. Il était prêt à démarrer en 4e Provinciale, puis l'opportunité de racheter un matricule en D3 amateur a permis de commencer un peu plus haut. Première saison, première montée. Aujourd'hui, son club est dans la même série que l'UR La Louvière Centre. Deux équipes jouant en vert et blanc, ayant le loup sur leur emblème, partageant le même stade. " La rivalité est encore un peu plus forte depuis que nous sommes dans le même championnat ", reconnaît Salvatore Curaba. " Ce sont des tensions évitables. Elles seraient évitées si la Ville était claire, cohérente. Mais les gens de la Ville ont peur de choquer, donc ils ne prennent pas de décisions, ils ne prennent pas leurs responsabilités, notamment au niveau du partage des infrastructures. " Qu'importe, la RAAL trace sa route. " Ce n'était pas prévu qu'on monte dès la première saison ", poursuit le patron. " On me l'a d'ailleurs dit à la Ville : Vous allez trop vite. " Salvatore Curaba a roulé comme un TGV dès le premier jour, en trouvant par exemple 253 actionnaires, ce qui a permis de lever un capital de 2 millions. Le sponsoring a suivi en masse. Seul bémol jusqu'à présent : une perte de 200.000 euros pour la première saison. Pour le reste, le club bat pas mal de records. " Sur Facebook, on était derrière le RFC Liège en termes de likes et d'abonnés. On a fait une campagne et on est passés devant eux. " Aujourd'hui, la RAAL compte près de 13.000 likes et autant d'abonnés, ce qui en fait le numéro 1 dans notre foot amateur. Autre leadership : " Nous employons l'équivalent de six temps pleins, aucun autre club amateur ne fait ça. " Salvatore Curaba applique à son noyau de joueurs le système de salaires qui fait ses preuves dans son entreprise. Plusieurs catégories, et si on est très bon pendant une saison, on passe dans la catégorie supérieure. " On avait trois catégories la saison dernière, on en a maintenant cinq. Tous les joueurs touchent les mêmes primes, et le fixe est différent en fonction de la catégorie. Tout est transparent, chacun sait ce que les coéquipiers gagnent. " Le fondateur de la RAAL a aussi innové en prévoyant des primes variables selon le classement de l'adversaire, le nombre de spectateurs à domicile, etc. Autre particularité : " La RAAL doit être le seul club de bon niveau dans le Hainaut qui n'emploie pas un seul Français. Sur nos 23 joueurs, douze habitent dans un rayon de 20 km autour de La Louvière, les onze autres résident dans un rayon de 40 km. Cette identification régionale permet de fidéliser un public. " Pour la première saison, on a relevé une moyenne d'environ 1.500 personnes par match - avec une pointe à 5.000 pour le match du titre. " On espère approcher les 2.000 cette année. "