Depuis la rétrogradation financière en D3, La Louvière luttait contre son passé et ses créanciers. Touché par une dette de2,5 millions d'euros, le club était promis à une radiation. Seul le rachat d'un matricule pouvait le sauver mais la RAAL ne disposait pas des fonds nécessaires pour une telle transaction (on avait évoqué le rachat du matricule de Peruwelz ou d'un club flamand).
...

Depuis la rétrogradation financière en D3, La Louvière luttait contre son passé et ses créanciers. Touché par une dette de2,5 millions d'euros, le club était promis à une radiation. Seul le rachat d'un matricule pouvait le sauver mais la RAAL ne disposait pas des fonds nécessaires pour une telle transaction (on avait évoqué le rachat du matricule de Peruwelz ou d'un club flamand). Le miracle est cependant arrivé de Couillet qui a sauvé la RAAL de la disparition. Le matricule 93 n'existe plus, Couillet apportant le sien (le 94). Une nouvelle dénomination (le Football Couillet La Louvière) a été trouvée. Le nouveau club jouera en Promotion et le Tivoli devra donc partager son enceinte entre l'US Centre et le FCLL. " Ce n'est pas une fusion. La Louvière a fait faillite et déposé le bilan ", explique Roberto Leone, ancien président de Couillet, qui occupera la présidence de la nouvelle entité. " Nous, on a sauvé leur équipe de jeunes. J'ai pris contact avec le collège échevinal qui s'est empressé de nous fiancer. " Dans ce mariage, c'est La Louvière qui sort gagnante. Les Loups gardent leur stade, leurs couleurs (Couillet jouait également en vert et blanc), la moitié du conseil d'administration mais pas leur équipe (seuls six à sept joueurs de la RAAL seront repris dans le nouveau noyau entraîné par Marco Casto, déjà à la tête de Couillet la saison passée). Par contre, Couillet, au grand dam de nombreux Carolos, perd une grande partie de son âme en déménageant. Dans un an ou deux, le nom de Couillet aura disparu de la dénomination actuelle (qui saura que le C de FCLL veut dire Couillet alors qu'il signifie club dans la plupart des autres formations ?). " C'est vrai mais c'est un risque à prendre ", ajoute Leone. " Il fallait faire des concessions. Moi, je voulais faire de la place à nos jeunes, à l'étroit dans les installations de Couillet. La Ville de Charleroi nous a oubliés pendant trois, quatre ans ( NDLR : Des travaux avaient pourtant été effectués aux Fiestaux, le terrain de Couillet pour permettre à l'équipe de retrouver son antre suite à la descente en Promotion). Quitter la Neuville où nous avions été hébergés pour retourner sur le site de Couillet constitua notre mort. On a perdu 80 % de nos sponsors. Parfois, il fallait aller nous entraîner à Goutroux. J'avais donc décidé, cet hiver, de trouver une solution. La Louvière avait besoin d'un matricule sain et nous de meilleures conditions de travail. " En attendant, Charleroi perd le deuxième plus vieux club de l'entité. Certains imaginent d'ailleurs récréer un nouveau club de Provinciale 4 aux Fiestaux. Le FCLL veut également miser sur les jeunes, avec un projet très (trop ?) ambitieux pour un club de Promotion. " Nous voulons ériger un centre de formation à la française. Ce projet n'est pasviable en Promotion mais on ne compte pas rester à cet échelon. C'est un projet de cinq ans. La Ville de La Louvière est fortement intéressée mais nous n'avons pas encore établi de budget. "Ce mariage ne fait cependant pas les affaires de l'US Centre qui se voyait déjà seule pensionnaire du Tivoli. Une fois la fusion entre les deux clubs établie, le président des Pierrots, Murat Tacal, n'a pas manqué de mettre la pression sur la Ville de La Louvière, en menaçant l'arrêt des activités de son club si la fusion aboutissait. En voyant La Louvière renaître de sescendres, l'US Centre sait très bien qu'elle va devoir partager le gâteau (le stade mais aussi les sponsors). Mais le club n'avait-il pas mis fin aux négociations visant un rachat de la RAAL ?