Les Oranje ont-ils franchi un vallon ou bien atteint le sommet d'une montagne ? Telle est la question qui taraude l'équipe néerlandaise et ses fans. Et les deux points de vue sont valables. Après la défaite en finale de la CM 2010, l'équipe de Bert van Marwijk a rapidement oublié la déception pour recoller les morceaux en éliminatoires de l'EURO. L'équipe des Pays-Bas a montré des performances étourdissantes en s'assurant que la qualification ne soit jamais mise en question. Ils ont même un moment occupé la place n°1 au ranking FIFA. Et il y a également des raisons de se réjouir quand on sait que ce...

Les Oranje ont-ils franchi un vallon ou bien atteint le sommet d'une montagne ? Telle est la question qui taraude l'équipe néerlandaise et ses fans. Et les deux points de vue sont valables. Après la défaite en finale de la CM 2010, l'équipe de Bert van Marwijk a rapidement oublié la déception pour recoller les morceaux en éliminatoires de l'EURO. L'équipe des Pays-Bas a montré des performances étourdissantes en s'assurant que la qualification ne soit jamais mise en question. Ils ont même un moment occupé la place n°1 au ranking FIFA. Et il y a également des raisons de se réjouir quand on sait que certains piliers comme Mark van Bommel à Milan, Robin van Persie à Arsenal et Arjen Robben au Bayern Munich ont délivré cette saison des prestations de haut niveau avec leur club. Malgré cela, ces derniers mois on a pu observer le revers de la médaille. Il y a eu la défaite en Suède (3-2) lors du dernier match des qualifs et, vu comme un incident de parcours, la défaite 3-0 lors d'un amical en Allemagne qui secoua les troupes. Même si des joueurs-clés comme Van Persie et Robben n'étaient pas là, ce match a démontré un gros problème : il n'a pas de banc valable. Alors que l'Allemagne a sorti talent après talent, les réservistes d'un soir Edson Braafheid et Ryan Babel ont raté leur examen. Ce n'est donc pas une surprise que Van Marwijk alignera à l'EURO le onze de la finale de Coupe du Monde, même si certains joueurs ne sont plus des titulaires indiscutables dans leur club : JorisMathijsen à Malaga, Dirk Kuyt à Liverpool et Wesley Sneijder à l'Inter. Le cas de Sneijder est bizarre : le meneur de jeu a été victime de différentes blessures mais lorsqu'il était physiquement prêt, il était soit relégué sur le banc soit aligné sur le flanc gauche jusqu'à l'arrivée du nouveau coach. Et dire qu'il y a deux ans, on le classait parmi les meilleurs médians du monde avec Xavi et Iniesta. Néanmoins, le stage en Suisse et l'ambiance toujours bonne devraient faire en sorte que Sneijder et les autres soient en bonne forme juste à temps. Que se passera-t-il en cas d'indisponibilité d'un ou plusieurs titulaires ? En attaque et au milieu de l'entrejeu, Van Marwijk dispose de solutions de rechange. Mais en défense et sur les flancs c'est moins évident. La paire expérimentée Heitinga-Mathijsen sera-t-elle encore assez rapide ? Et que dire du back gauche, position problématique ? En cas de blessure de Robben, Ibrahim Afellay de Barcelone aura-t-il suffisamment de rythme pour prendre le relais, après presque une saison entière passée sur le flanc suite à une terrible blessure au genou ? Et si lui ne réussit pas ? Les pistes Babel et Eljero Elia - qui regarde souvent son nouveau club la Juventus depuis les tribunes - ont été abandonnées. L'ailier inexpérimenté Luciano Narsingh (Heerenveen) est une option mais il ne dispose que de l'expérience de l' Eredivisie qui n'est quand même pas le top européen. Comme toujours l'imperturbable coach de 60 ans fera lui-même ses plans et ne se laissera pas distraire par les critiques du public. Il verra bien comment optimiser les chances de son équipe cet été. PAR KLAAS-JAN DROPPERT (ESM), À AMSTERDAMUne occasion de voir où en est Wesley Sneijder.