Parmi les reproches souvent adressés à Bruno Venanzi, certains aiment pointer son côté supporter. Pourtant, le président des Rouches a déjà prouvé qu'il pouvait séparer l'émotion et les affaires. Quand les agents de Renaud Emond déboulent dans son bureau dans la foulée du sprint final du printemps 2018, couronné par un succès en Croky Cup sur un but du Gaumais, Venanzi joue la montre dans les négociations pour la prolongation de son contrat. Au zénith de sa carrière, le buteur des Liégeois n'obtiendra pas la grosse revalorisation salariale souhaitée, lors du nouveau deal signé quatre mois après l'entame des pourparlers.
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Parmi les reproches souvent adressés à Bruno Venanzi, certains aiment pointer son côté supporter. Pourtant, le président des Rouches a déjà prouvé qu'il pouvait séparer l'émotion et les affaires. Quand les agents de Renaud Emond déboulent dans son bureau dans la foulée du sprint final du printemps 2018, couronné par un succès en Croky Cup sur un but du Gaumais, Venanzi joue la montre dans les négociations pour la prolongation de son contrat. Au zénith de sa carrière, le buteur des Liégeois n'obtiendra pas la grosse revalorisation salariale souhaitée, lors du nouveau deal signé quatre mois après l'entame des pourparlers. Pour conserver Mehdi Carcela, le Standard n'avait pas le choix. Prêté par Grenade, l'international marocain avait conclu la saison en trombe, au point d'amener son club de toujours aux portes du titre. Homme en vue des play-offs, le numéro 10 des Rouches est en position de force, et son entourage tente d'encore augmenter son salaire royal, sur lequel le Standard s'était aligné pour ficeler son prêt au mois de janvier 2018, et qui fait encore de lui l'un des joueurs les mieux payés du vestiaire, en compagnie de Zinho Vanheusden. Malgré les promesses de son président, la revalorisation n'arrive pas, et l'enfant chéri de Sclessin débarque en retard à la reprise des entraînements. Sous les ordres de Michel Preud'homme, le Standard ne retrouve jamais le Carcela de Ricardo Sá Pinto. Le coach liégeois avance les datas de son ailier pour prouver le contraire, mais l'impression visuelle ne sera jamais celle des premiers mois de son deuxième retour en bords de Meuse. Au bout d'un an de collaboration, MPH concédait même ne pas penser pouvoir le faire encore progresser : " Il a choisi une structure de carrière dans laquelle il n'a pas envie de gagner 3 ou 4% supplémentaires. Il a un mode de fonctionnement propre à lui et est bien dedans. " La collaboration vire rapidement à l'échec, malgré une deuxième cuvée un peu plus aboutie (trois buts et sept passes décisives). Quand Philippe Montanier débarque à la tête du Standard, le temps est aux économies. Pointés du doigt par la Commission des Licences, malmenés sur le plan financier, les Liégeois savent qu'ils doivent ralentir leur train de vie, et notamment leur masse salariale gargantuesque. Avec ses émoluments royaux et à un an de la fin de son contrat, Carcela est évidemment en tête de la liste des joueurs à mettre en vitrine. Comme Paul-José Mpoku ou Sébastien Pocognoli avant lui, le gaucher coûte sans doute plus cher que ce qu'il apporte, et devient donc un produit de luxe que le Standard peut difficilement se permettre de conserver dans le contexte économique actuel. Les rencontres amicales de la préparation, où Carcela semble souvent éteint, et peu enclin à faire les efforts demandés par le nouveau coach français, n'arrangent pas la situation. Dépossédé du brassard de capitaine dont il avait hérité en fin de saison dernière, le numéro 10 est sur le banc pour la réception du Cercle, et ne le quitte pas jusqu'au money-time face à Louvain, un mois et cinq matches plus tard. À quelques mois de la fin de son contrat, Carcela s'imagine sans doute vivre ses dernières semaines en Principauté, avant de trouver un nouvel employeur pour le sprint final de sa carrière. Libre en juin prochain, il pourra discuter avec les acquéreurs potentiels dès le mois de janvier pour déterminer son nouveau point de chute. Une perspective qui n'enchante guère la trésorerie liégeoise, qui verrait certes d'un bon oeil d'être soulagée d'un salaire onéreux, mais surtout de recevoir une indemnité de transfert supplémentaire. De quoi prolonger l'épineuse question autour de son cas dans les prochaines semaines, jusqu'à la fermeture du mercato au début du mois d'octobre ?