D'abord la bonne nouvelle : l'étude annuelle " Price of Football " de la BBC révèle que les vingt clubs de Premier League ont gelé ou légèrement diminué 80 % des prix des billets par rapport au printemps. En réalité, les prix pratiqués sont tout sauf démocratiques. Pour voir à l'oeuvre des vedettes comme Eden ...

D'abord la bonne nouvelle : l'étude annuelle " Price of Football " de la BBC révèle que les vingt clubs de Premier League ont gelé ou légèrement diminué 80 % des prix des billets par rapport au printemps. En réalité, les prix pratiqués sont tout sauf démocratiques. Pour voir à l'oeuvre des vedettes comme Eden Hazard (Chelsea), Romelu Lukaku (Manchester United) ou Kevin De Bruyne (Manchester City), il faut presque émarger à l'élite sociale. Alors qu'en Bundesliga, les abonnements les moins chers s'écoulent pour moins de 200 euros, ils coûtent en moyenne 523 euros pour les moins chers et 951 pour les plus onéreux en Angleterre. Bref, dans son berceau, le football n'est plus vraiment un sport populaire. Même pour un seul match, il faut dépenser beaucoup. Un ticket coûte au minimum 32,5 euros. Ces prix deviennent problématiques pour les jeunes supporters et les personnes à faible revenu. La BBC vient d'interroger mille supporters âgés de 18 à 24 ans. 82 % d'entre eux ont reconnu n'aller que rarement au stade, à cause des prix. Cette saison, d'après les chiffres officiels, seuls 4 % des jeunes adultes possèdent un abonnement. L'âge moyen des spectateurs est de 41 ans. Les clubs et la ligue ne se font pas encore se souci car les stades sont toujours combles. Pour la troisième année d'affilée, le taux d'occupation est de 96 %. Les problèmes ne se poseront qu'à terme. Si les jeunes perdent l'habitude d'assister en direct aux matches, dans les stades, y retourneront-ils une fois adultes et plus à l'aise financièrement ? Frédéric Vanheule