Il reste deux journées à disputer dans la Liga et trois équipes se disputent encore le titre : le Real Madrid, le FC Barcelone et le FC Séville. Le quatrième prétendant, le FC Valence, a lâché en s'inclinant contre Villarreal, voici dix jours. Mais la participation du club au tour préliminaire de la Ligue des Champions est quasiment assurée et un nouveau talent s'est révélé : David Silva, 21 ans depuis le 8 janvier. Un médian gaucher de petite taille (1,70m pour 67 kg), originaire de la province de Las Palmas aux îles Canaries. " J'ai toujours été petit ", explique-t-il. " Mais je ne pense pas que la taille ait une importance fondamentale dans le football. C'est la technique...

Il reste deux journées à disputer dans la Liga et trois équipes se disputent encore le titre : le Real Madrid, le FC Barcelone et le FC Séville. Le quatrième prétendant, le FC Valence, a lâché en s'inclinant contre Villarreal, voici dix jours. Mais la participation du club au tour préliminaire de la Ligue des Champions est quasiment assurée et un nouveau talent s'est révélé : David Silva, 21 ans depuis le 8 janvier. Un médian gaucher de petite taille (1,70m pour 67 kg), originaire de la province de Las Palmas aux îles Canaries. " J'ai toujours été petit ", explique-t-il. " Mais je ne pense pas que la taille ait une importance fondamentale dans le football. C'est la technique, l'explosivité et la finesse qui comptent ". Silva a été repéré très tôt par Valence. Il était encore adolescent lorsqu'il quitta son île pour le continent. " Je suis parti seul, sans mes parents, et cela n'a pas été facile au début. Par la suite, mes parents m'ont rejoint et cela a été beaucoup plus facile ". Il joua 14 matches en équipe B du FC Valence durant la saison 2003-2004, mais fut ensuite prêté à Eibar (34 matches) puis au Celta Vigo (35 matches), avant de revenir à Mestalla cette saison. " Eibar, c'était la D2 mais déjà le football professionnel. J'ai vécu une très belle saison là-bas, on a loupé la promotion en D1 de très peu et j'ai beaucoup appris. C'est en Galice, sous le maillot du Celta Vigo, que j'ai découvert la D1. Ce fut aussi une saison très instructive, mais surtout, j'ai été beaucoup plus exposé aux yeux de tous ". Le FC Valence ne l'a plus cédé : le club a voulu profiter lui-même de ce diamant brut. Silva a su saisir sa chance, en profitant un peu de la blessure de Vicente. " Je pense que, même sans cette blessure, j'aurais joué ", estime-t-il. " Peut-être davantage au centre ou sur le flanc droit qu'à ma place de prédilection, sur le flanc gauche, mais j'aurais eu ma chance malgré tout ". Silva est sous contrat jusqu'en 2011, mais suscite les convoitises. AmedeoCarboni, le directeur sportif du club, refuse toutefois de le blinder, comme on dit en Espagne. A savoir, de lui mettre un prix de transfert faramineux sur la tête en cas de résiliation du contrat. FERNANDO TORRES, blessé, a dû déclarer forfait pour les deux matches de l'équipe nationale. Il a été remplacé par LuisGarcia. " Un rêve devenu réalité ", souligne le joueur. JavierAguirre, l'entraîneur de l'Atletico Madrid, espère récupérer Torres pour le match contre le Celta Vigo, dimanche prochain. LA MAIRIE de Madrid a déjà tout prévu au cas où le Real devenait champion. Le quartier de la fontaine de Cibeles, où les festivités ont habituellement lieu, sera bouclé 72 heures à l'avance. JAVIER TEBAS, le vice-président de la Ligue Pro où il représente le Betis, craint un complot contre son club pour le faire descendre en D2. Info ou intox ? JAVIER ARIZMENDI, loué par l'Atletico Madrid à Getafe, a vu son option levée. Pourtant, les Colchoneros ne comptent pas sur lui pour la saison prochaine. DANIEL JARQUE, le défenseur central de l'Espanyol, a prolongé son bail de deux ans, soit jusqu'en 2011. RONALDINHO (notre photo), expulsé contre Getafe voici dix jours, a reçu un match de suspension. La commission de discipline a appliqué la sanction minimale. Elle ne s'est pas montrée trop sévère car elle a tenu compte des provocations dont le Brésilien avait été victime. Celui-ci loupera uniquement le derby du week-end prochain contre l'Espanyol. A deux matches de la fin, il s'agit néanmoins d'un sérieux contretemps pour le FC Barcelone, qui n'a gagné que 25 % des matches sans lui. DANIEL DEVOS