Qu'est-ce qui vous a poussé à accepter l'offre du Casino Bregenz?
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Qu'est-ce qui vous a poussé à accepter l'offre du Casino Bregenz?Axel Lawarée : Je suis requinqué moralement et très heureux d'avoir attiré le regard de ce club autrichien. Pour moi, la page Mouscron est définitivement tournée. Je ne veux même plus y penser. Rideau, terminé, point final. J'ai passé des tests en Autriche et après deux entraînements, suivi d'un bon match amical, le coach de Bregenz insista pour me garder. Il avait examiné quelques cassettes video aussi. Le principal était de trouver un entraîneur croyant en moi. C'est décisif. Hugo Broos ne misait pas sur moi... N'aviez-vous pas eu de nombreux contacts avant de trouver chaussure à votre pied en Autriche?Oui mais il y avait toujours un problème afin de bloquer les négociations. Beveren attendait la venue d'un sponsor, le RWDM avait atteint les limites de son budget, La Louvière devait vendre des joueurs avant de m'engager. Den Bosch, en Hollande, était intéressé. J'y ai passé des tests, mais il fallait d'abord dégraisser le noyau. Je m'apprête à vivre une expérience intéressante et je me suis envolé pour l'Autriche dimanche passé. Paradoxalement, la vie de famille sera plus agréable qu'en Belgique. Chez nous, j'aurais dû passer tous les jours plus de deux heures dans ma voiture pour aller à l'entraînement et revenir à la maison. A Bregenz, la famille sera installée près du stade. C'est une région splendide, pas loin de la Suisse et du Lac de Constance. Autrement dit, il y aura de belles choses à découvrir. J'ai signé un bon contrat de trois ans. Bregenz grandit et a des ambitions normales, c'est-à-dire terminer aux environs de la septième place du classement général de la D1 autrichienne. Je me sens totalement motivé, prêt à réussir ce nouveau défi. Je sais que je réussirai.C'est votre deuxième aventure à l'étranger: le fait d'avoir joué au FC Séville autrefois sera-t-il un atout pour vous en Autriche?Oui, tout à fait. Je suis plus mûr qu'il y a quelques années. Mon métier n'a plus de secrets pour moi, je le connais sur le bout des doigts et je connais les pièges à éviter pour se faire une place au soleil dans un club étranger. Je pars, je dois aller gagner mon pain à l'étranger mais c'est dans de très bonnes conditions. Mon épouse a hâte, elle aussi, de vivre en Autriche. (P.Bilic)