Ce retour en tant que meneur de jeu de l'équipe nationale ne vient-il pas au bon moment?
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Ce retour en tant que meneur de jeu de l'équipe nationale ne vient-il pas au bon moment?Johan Walem : C'est le moins qu'on puisse dire car cela ne rigolait pas trop pour moi à Udine. Je fais partie intégrante du groupe des Diables Rouges, j'existe, je compte et cela fait plaisir. En 1994, j'avais dû faire l'impasse sur la World Cup car Paul Van Himst préféra glisser Pascal Renier dans ses valises pour des raisons d'équilibres tactiques. Quatre ans plus tard, j'ai fait les frais du retour en dernière minute d'Enzo Scifo. J'étais éliminé et je n'ai jamais compris la décision de Georges Leekens à mon propos. L'EURO 2000 fut plus intéressant, même si je n'ai pas joué lors de la phase finale. J'étais là, c'est ce qui comptait finalement et après j'ai joué en Lettonie où, hélas, j'ai été secoué à hauteur du cou. Je me suis retrouvé sur le flanc durant trois bons mois. Le médecin m'a même dit que j'avais eu de la chance. Pour le même prix, j'aurais même pu être paralysé ou perdu pour le football. Tout peut s'arrêter du jour au lendemain. Il suffit de penser à Luc Nilis. Pourquoi n'avez-vous pas pris part aux derniers matches de championnat d'Udine?J'ai eu des blessures mais j'étais bien en fin de saison. Il faut chercher les raisons ailleurs, certainement pas du côté de mes motivations. Udine a pratiqué un jeu bien trop défensif, ça a posé des problèmes à toute l'équipe. Pour une fois, je n'ai pas été gentil, j'en ai parlé au coach, à la direction, à la presse et cela m'a coûté cher. Je ne parvenais plus à retrouver mes galons de titulaire. Cela me dérange car il y a quatre saisons déjà que je joue en Italie et je n'ai rien gagné.N'est-ce pas le moment de revenir en Belgique?Peut-être. En Italie, tous les joueurs ont une peur bleue des contrôles anti-dopage. Le médecin d'Udine devient fou car il craint qu'il y ait de la nandrolone dans l'une ou l'autre boisson énergétique ou dans un complément vitaminé. J'avais eu des contacts avec le Standard la saison passée. Quand je suis parti en Italie, Roger Vanden Stock m'a dit que les Mauves me recevraient les bras ouverts quand je déciderai de revenir en Belgique. Quelque chose s'est cassé avec Udine. Je n'ai pas de contacts ailleurs. L'équipe nationale me permet de faire parler de moi au bon moment. (P.Bilic)