Les coureurs ont repris l'entraînement. Tom Boonen prépare une saison durant laquelle il portera le maillot arc-en-ciel. Le champion de Quick-Step est animé d'une assurance saine, dépourvue d'arrogance. Son triomphe ne l'a pas changé. Il reste aimable, disponible.
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Les coureurs ont repris l'entraînement. Tom Boonen prépare une saison durant laquelle il portera le maillot arc-en-ciel. Le champion de Quick-Step est animé d'une assurance saine, dépourvue d'arrogance. Son triomphe ne l'a pas changé. Il reste aimable, disponible. Tom Boonen : Je travaille en fonction de certains objectifs. Tout se passe dans la tête : tel jour, je veux être au top et j'y serai. Je sais précisément de quel type d'entraînement j'ai besoin. Deux jours avant une course, je deviens nerveux mais cela me stimule. Je suis bourré d'énergie à l'entame d'une course. Je suis sûr de moi. Il est indispensable d'être convaincu qu'on va s'imposer. Si on observe les autres, on est perdu. Au dernier Tour des Flandres, je savais que je devais continuer à faire le forcing. C'était ça ou terminer septième. Tout ou rien. Ma préparation est identique à celle des hivers précédents. Je dois disposer d'une condition suffisante pour le Tour du Qatar, moins pour moi que pour l'équipe. Vous savez, rouler pour un coéquipier, comme au Tour de Suisse, cela me fait également plaisir. Un coéquipier est un ami. Pas toujours mais je sais que j'en ai besoin. Et puis, quand je rentre à la maison, après cinq ou six heures, je suis las mais heureux, satisfait de moi. Je me repose un peu, je me fais masser, c'est magnifique. Un Mondial reste une apothéose. Le parcours change chaque année, il ne me conviendra pas nécessairement chaque fois. Le Tour des Flandres est magique mais il reste le même. Un tout grand coureur a peut-être trois fois l'occasion de devenir champion du monde. S'il brille à deux reprises et gagne une fois, il émarge vraiment à l'élite absolue. Il y a peu de Freire dans le cyclisme. Cependant, je ne veux pas qu'on me compare à qui que ce soit et surtout pas à Merckx. Il était dix fois meilleur que moi. De toute façon, chaque coureur est unique. Combien ? (Il rit). Si on m'offrait le double, je réfléchirais, évidemment. Mais nous formons une équipe depuis trois ans et je n'ai pas envie de tout ficher en l'air. Je me sens bien dans cette formation. Patrick Lefevere et moi avons scellé notre alliance d'une poignée de mains. Cela vaut tous les contrats.l L. GEUENS