Le PSV, qui a été complètement remanié l'été dernier, vit sa semaine de vérité. Samedi, il a reçu l'AZ, ce mercredi, il affronte l'AC Milan en Ligue des Champions et le week-end prochain, accueillera l'Ajax. Ce sont autant d'occasions pour Timmy Simons de se mettre en évidence au sein d'une équipe qui a connu un départ assez pénible mais qui commence à trouver sa vitesse de croisière.
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Le PSV, qui a été complètement remanié l'été dernier, vit sa semaine de vérité. Samedi, il a reçu l'AZ, ce mercredi, il affronte l'AC Milan en Ligue des Champions et le week-end prochain, accueillera l'Ajax. Ce sont autant d'occasions pour Timmy Simons de se mettre en évidence au sein d'une équipe qui a connu un départ assez pénible mais qui commence à trouver sa vitesse de croisière. Timmy Simons : le PSV est un tout grand club et l'ambiance de travail y est excellente. Je pense que c'est ce qui fait la différence avec les autres équipes de ce niveau. Nous avons subi pas mal de changements. Nous savions que trois à cinq joueurs allaient partir en été et qu'il fallait leur trouver des remplaçants mais deux autres sont partis à la fin de la période des transferts. Le club a rapidement cherché une alternative mais les deux défenseurs Mickael Reiziger et Michael Ball se sont blessés. L'un pour six semaines, l'autre pour huit. Mais je suis remonté dans l'entrejeu dès que les matches à enjeu ont commencé. L'entraîneur a voulu voir ce que je valais derrière quand le Brésilien Alex était blessé. Mais l'équilibre de l'entrejeu est bon, je me trouve avec Philip Cocu d'un côté et Ibrahim Afellay de l'autre. Nous profitons de l'expérience du premier, de la technique et de la vitesse du second. Nous évoluons dans le 4-3-3 que j'ai connu à Bruges. La différence est que nous y procédions davantage avec des ailiers alors qu'ici, Jefferson Farfán et Arouna Koné ou Damarcus Beasley ont tour à tour plus de liberté. Ils convergent vers l'intérieur, vers le flanc, peu importe : ils ne sont pas collés à leur ligne. Ils sont redoutables homme contre homme. A Bruges, nous avions aussi des joueurs capables de réussir une action mais ils n'étaient pas aussi bons. Mais au PSV, si les positions ne sont pas tenues rigoureusement, nous laissons des espaces en perte de balle. Donc, je couvre, je récupère et je relance le jeu. On attend aussi des défenseurs centraux qu'ils aident à chercher un homme démarqué quand ça va mal. Il y a un malentendu : je n'ai pas été enrôlé pour remplacer Mark Van Bommel mais bien Johann Vogel, même si je n'évolue pas dans le même registre. Le Suisse était l'homme d'une action brève, il était plus impliqué dans le jeu et appelait souvent le ballon. La formation est différente. On le remarque en observant les jeunes qui s'entraînent avec nous. Ils sont déjà plus avancés. On attache plus d'importance à la relance et à la vitesse d'exécution. J'ai dû m'y faire, d'ailleurs. Il faut trouver le bon rythme. La plupart des joueurs d'ici sont internationaux. P. T'KINT