Jean-Marc Jaumin prédit un bel avenir à Sam Van Rossom qui n'a que 19 ans et qu'Ostende a appelé pour doubler un Jaumin, fragile. Transféré de De Pinte, un club de D2, le jeune basketteur joue beaucoup plus qu'il ne l'espérait : " Si on m'avait dit en été que j'atteindrais une moyenne de 15 minutes par match, j'aurais crié au fou ".
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Jean-Marc Jaumin prédit un bel avenir à Sam Van Rossom qui n'a que 19 ans et qu'Ostende a appelé pour doubler un Jaumin, fragile. Transféré de De Pinte, un club de D2, le jeune basketteur joue beaucoup plus qu'il ne l'espérait : " Si on m'avait dit en été que j'atteindrais une moyenne de 15 minutes par match, j'aurais crié au fou ". Sam van Rossom : On me conseillait de rester en D2, où j'étais sûr de jouer, mais comme tout sportif, j'aime les défis. La proximité et la notoriété d'Ostende ont joué. Initialement, j'entrais en concurrence avec Laurent L'Hôte pour la deuxième place de guard. Mais m'entraîner contre Jaumin m'a permis de progresser. Je n'essaie pas de le copier car chaque distributeur a son propre style mais il m'apprend plus que l'inverse ( il rit). Il me prodigue beaucoup de conseils. Il m'a aussi appris qu'un distributeur devait être un leader, même si ce n'est pas évident à mon âge. La saison passée déjà, j'ai profité de sa science car Mons m'autorisait à m'entraîner trois fois par semaine avec l'équipe fanion. C'est idéal : si je commets des erreurs, Jaumin les rattrapera. Quand on entre au jeu, on est davantage sous pression car on doit réussir quelque chose. L'équipe type n'est pas aussi importante en basket qu'en football mais y figurer m'insuffle une motivation supplémentaire, même si je ne me considère pas comme le numéro un. Je ne râlerais d'ailleurs pas si je jouais moins. Le meilleur joue, point à la ligne. J'ai encore beaucoup de progrès à réaliser et il ne faut pas oublier Laurent. Il règne ici une concurrence vive mais saine. Nous savions que l'un de nous jouerait peu cette saison. Mes infiltrations rapides font ma renommée. Je suis plutôt de ceux qui font tourner l'équipe mais quand ça ne va pas, je peux forcer une action. Jeune ou pas, quand une occasion se présente, il faut la saisir. Je préfère ne pas trop réfléchir, afin de ne pas laisser le doute m'envahir. J'ai toujours eu un tempérament offensif, spontané. Je marquais en moyenne 25 points par match en catégories d'âge. Je n'ai jamais vraiment été coulé dans un système particulier. Ce fut sans doute positif pour mon évolution. Quant à la défense, elle ne nécessite pas de talent : c'est une question de volonté. Matthias Stockmans