On l'aime ou on ne l'aime pas. Son caractère bouillant lui a valu quelques inimitiés. Mais il faut reconnaître ses mérites : après une saison à peine, il a offert à l'Union Mons-Hainaut le premier trophée de son histoire (la Coupe de Belgique) et a emmené le club jusqu'en quarts de finale d'une coupe européenne alors qu'il n'avait jamais franchi le premier tour auparavant.
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On l'aime ou on ne l'aime pas. Son caractère bouillant lui a valu quelques inimitiés. Mais il faut reconnaître ses mérites : après une saison à peine, il a offert à l'Union Mons-Hainaut le premier trophée de son histoire (la Coupe de Belgique) et a emmené le club jusqu'en quarts de finale d'une coupe européenne alors qu'il n'avait jamais franchi le premier tour auparavant. Que représente ce succès pour vous, dans votre longue carrière ?C'est toujours difficile de comparer les clubs et les époques. C'est mon deuxième trophée belge, après la Supercoupe remportée avec Pepinster. Lorsque j'ai débarqué à Mons, d'aucuns avaient affirmé que j'étais surtout un bon formateur, uniquement capable de travailler avec des jeunes. J'ai démontré que j'étais aussi capable de transformer des joueurs d'âge mûr. J'ai aussi transformé le public. Auparavant, j'étais persuadé que Pepinster avait le meilleur public du pays. Aujourd'hui, j'aurais tendance à dire que c'est Mons. Lorsque j'ai débarqué en Belgique en 2000, d'aucuns avaient aussi prétendu que j'allais tuer le basket avec ma défense agressive. Ce fut difficile de faire admettre que le basket européen avait évolué, qu'il était devenu beaucoup plus physique. Aujourd'hui, les meilleures équipes belges se sont mises au diapason. On l'a encore vu lors de la finale de lundi : c'était très difficile de recevoir le ballon dans de bonnes conditions et encore davantage de pouvoir tirer sans être gêné. Bree est champion en titre, Louvain a remporté la Coupe l'an passé et Mons cette année. L'apparition de nouvelles équipes est-elle une bonne chose pour le basket belge ?Certainement. Dès le départ, j'avais mis en garde contre le danger d'une possible maccabisation du championnat de Belgique, en référence au championnat d'Israël où le Maccabi Tel-Aviv remporte le titre chaque année. Aujourd'hui, Charleroi n'est plus seul en Belgique. Cinq ou six équipes seraient capables de jouer dans le cham- pionnat de France. Elles seront peut-être sept ou huit la saison prochaine, car Anvers a de grands projets. Mais il faut aussi rester raisonnable. Je suis étranger, mais cela me fait mal au c£ur de voir chaque année une équipe qui disparaît parce que la grenouille s'est crue plus grosse que le b£uf. Après Gand, Houthalen, Estaimpuis, il y a maintenant Vilvorde. Dans un petit pays comme la Belgique, il n'y a pas assez de sponsors pour bâtir dix équipes du top. Aussi, je préconiserais une petite réforme du championnat. Au lieu d'un double aller-retour, je plaiderais pour un deuxième tour avec six équipes qui jouent le titre et les quatre dernières qui joueraient des playdowns avec les deux meilleures équipes de D2. D. DEVOs