Nico Mattan (34 ans) se nomme volontiers " président des festivités " au sein de son équipe. L'extraverti vainqueur de Gand- Wevelgem 2005 ne manque pas d'ambitions, même si une prostatite l'a affaibli cet hiver et qu'il ne pourra pas nécessairement profiter d'une erreur d'une voiture officielle pour s'imposer, comme l'année passée à Wevelgem, sur ses terres : " Beaucoup de coureurs souffrent de ça en fin de carrière. Passer autant de temps sur un vélo n'est pas i...

Nico Mattan (34 ans) se nomme volontiers " président des festivités " au sein de son équipe. L'extraverti vainqueur de Gand- Wevelgem 2005 ne manque pas d'ambitions, même si une prostatite l'a affaibli cet hiver et qu'il ne pourra pas nécessairement profiter d'une erreur d'une voiture officielle pour s'imposer, comme l'année passée à Wevelgem, sur ses terres : " Beaucoup de coureurs souffrent de ça en fin de carrière. Passer autant de temps sur un vélo n'est pas idéal. J'ai dû prendre beaucoup d'antibiotiques ". Nico Mattan : Je n'ai pas besoin de beaucoup d'entraînement et je connais mon corps. Les médecins et les préparateurs n'ont pas à me dire ce que je dois faire. En hiver, je me laisse vivre, je prends environ sept kilos mais dès le 10 janvier, je me concentre sur le cyclisme. Pendant notre stage en Afrique du Sud, Van Sevenant et Aerts se sont moqués de mon ventre mais en un mois, je perds mes kilos. Avec l'âge, je maigris moins facilement, c'est vrai. De toute façon, les côtes ne font pas plus de deux minutes au Volk, à Harelbeke ou à Kuurne. Mon arythmie se manifeste encore parfois mais ne me pose pas de problèmes. On m'avait déconseillé de poursuivre ma carrière, en 1999, mais cette arythmie ne s'avère pas dangereuse pour ma santé. Si je ne dois pas avaler 7.000 kilomètres en hiver, en revanche, j'ai besoin de beaucoup de courses pour trouver mon rythme. Je vis ma meilleure période entre Paris-Nice et Paris-Roubaix. Je serai heureux si je gagne une classique durant ce laps de temps. Je ne suis pas un sprinter mais je ne suis pas non plus seulement un travailleur comme d'aucuns le prétendent. Contrairement à Quick-Step, nous ne nous focalisons pas sur un homme. Nous nous sommes renforcés en profondeur. Van Petegem, Van Bon, McEwen, Steegmans, De Vocht et moi sommes susceptibles de gagner une course. Evidemment, on en revient toujours à Boonen. Je n'ai pas apprécié le défaitisme du peloton quand Quick-Step a pris la tête. Si c'est pour terminer deuxième, autant ne pas prendre le départ. Je ne comprends pas que trente coureurs baissent les bras et se contentent d'accompagner Boonen jusqu'à l'arrivée. Tom ne fera pas une carrière de 13 ans. Ce n'est pas nécessaire non plus. Il est un talent pur mais un moment donné, il ne pourra plus tout gagner. Et il devra reconnaître que c'est fini. L. GEUENS