De tous les grands, ou prétendus tels, le Standard est incontestablement le club qui réussit le mieux au FC Brussels. Cette fois, à défaut de faire trembler les filets de Vedran Runje, le jeune Burundais (20 ans) réalisa, à la place inhabituelle pour lui de back gauche, un match sans faille contre la grande vedette du club principautaire,Conceição, contribuant par là même à un succès mérité des siens.
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De tous les grands, ou prétendus tels, le Standard est incontestablement le club qui réussit le mieux au FC Brussels. Cette fois, à défaut de faire trembler les filets de Vedran Runje, le jeune Burundais (20 ans) réalisa, à la place inhabituelle pour lui de back gauche, un match sans faille contre la grande vedette du club principautaire,Conceição, contribuant par là même à un succès mérité des siens. Musaba Selemani : Le mot d'ordre de l'entraîneur, comme toutes les semaines d'ailleurs, était de tenir le nul au marquoir. Autant dire que j'étais déçu après l'ouverture du score par celui que j'étais censé tenir, même si ma responsabilité n'était pas engagée puisque ce but résultait d'un coup franc que je n'avais pas commis moi-même. Il n'empêche que j'avais une revanche à prendre et je me suis juré dès cet instant que le Portugais n'aurait pas la vie belle avec moi. Je pense ne pas avoir démérité car j'ai bien coupé les angles, tout en sortant régulièrement victorieux de mes duels avec lui. Pour une première à ce poste, dans des conditions pas évidentes en raison de la réputation de l'adversaire, je suis plutôt satisfait. D'autant plus que la victoire était au bout du chemin et que nous avons livré une toute bonne performance d'ensemble. Si cela ne dépendait que de moi, je serais prêt à jouer chaque semaine contre cette équipe (il rit). En 2004-2005, j'avais déjà eu la satisfaction d'inscrire un but, au terme d'un contre rapidement mené. A présent, le FC Brussels a engrangé une deuxième victoire face à ce même opposant. Pour moi, c'est le rêve. D'autant plus que dans l'équipe liégeoise évolue un certain Mémé Tchité avec qui j'avais fait toutes mes classes au Burundi. Même si on se retrouve rarement l'un contre l'autre sur le terrain, c'est malgré tout un match dans le match qu'aucun de nous ne veut perdre. De ce point de vue-là, j'ai un peu d'avance sur lui. Je l'espère. L'année passée, j'ai dû le plus souvent me contenter de bribes de matches. Mine de rien, je suis quand même monté une vingtaine de fois au jeu. Cette saison, c'est vrai, j'aimerais faire mieux. Notamment en étant plus souvent titularisé. Mais les places sont chères. Dès lors, toute occasion est bonne à prendre, même dans un secteur qui n'est pas le mien. De toute façon, je n'ai jamais fait la fine bouche. Je suis même prêt à jouer au goal s'il le faut (il rit). B. GOVERS