Marc Sergeant est un manager heureux : Davitamon-Lotto a remporté 51 victoires en 2005 et achevé l'année à la quatrième place du Pro Tour. Après quelques difficultés à ses débuts, il est parvenu à former une équipe solidaire et costaude.
...

Marc Sergeant est un manager heureux : Davitamon-Lotto a remporté 51 victoires en 2005 et achevé l'année à la quatrième place du Pro Tour. Après quelques difficultés à ses débuts, il est parvenu à former une équipe solidaire et costaude. Marc Sergeant : Les coureurs doivent s'entendre et parler le néerlandais ou l'anglais car la communication est importante. Il faut aussi des hommes comme Christophe Brandt et Mario Aerts, pour lesquels aucune tâche n'est trop dure car une équipe affronte toujours des jours sans. Nous avons un bon mélange d'expérience et de jeunesse. Oui. Avant, il ne pensait qu'à lui. Après sa troisième victoire au Tour, il avait les larmes aux yeux : - Personne n'a jamais fait ça pour moi. L'équipe avait comblé un écart de plus de 10 minutes. Il lui arrive aussi de se mettre au service des autres. Il est nettement mieux intégré dans l'équipe. Cadel Ewans, lui, n'était pas content le lendemain : de tous les coureurs de classement, il était le seul à n'avoir pas été dans le premier peloton. Aucun membre de l'équipe n'avait pu le soutenir. Les efforts de la veille exigeaient leur tribut. Il m'a fait part de ses sentiments en aparté. Donc, pas de problème. Je lui ai dit qu'après avoir roulé mille bornes en tête durant ce Tour, ils étaient vidés et que s'il osait se plaindre, ça irait mal. Je lui ai aussi promis que, le lendemain, on roulerait pour lui. Cela dit, c'est un maniaque : il contrôle tout. Je pense qu'il peut viser le Top 5 au Tour. La prochaine édition sera très ouverte. Je pense que CSC va reprendre le rôle de Discovery Channel. T-Mobile est costaud mais Jan Ullrich est imprévisible. Par contre, Ivan Basso travaille beaucoup. Chez nous, Van Huffel a jeté son dévolu sur le Giro. Il raffole de ce parcours très dur. Il se mettra ensuite au service d'Evans. Il s'est ressaisi, à Gand - Wevelgem, notamment. Sa victoire dans une course du Pro Tour nous a fait grand bien. Nous avions gagné beaucoup de courses mais aucune du Pro Tour. Peter Van Petegem aussi a été bon. Il a été le seul à suivre Boonen dans le Bosberg. Sans ce super Boonen, Peter aurait sans doute gagné le Tour des Flandres et alors, tout le monde aurait applaudi, quoi qu'il ait fait ensuite. Je crois toujours en son potentiel dans des classiques comme le Tour des Flandres et Paris - Roubaix. Il est toujours ambitieux. L. GEUENS