L'attaquant belge d'Auxerre vit une période faste : deux buts et un assist contre Lille (victoire 3-2), une nouvelle rose et une nouvelle passe décisive au Mans (victoire 0-2).
...

L'attaquant belge d'Auxerre vit une période faste : deux buts et un assist contre Lille (victoire 3-2), une nouvelle rose et une nouvelle passe décisive au Mans (victoire 0-2). Luigi Pieroni : Après un an d'adaptation, je commence à trouver mes marques dans la Ligue 1. La différence avec la saison dernière, c'est que mon temps de jeu s'est considérablement accru. Jacques Santini préconise un autre système de jeu, en 4-4-2, alors que Guy Roux était un adepte du 4-5-1. Pour un attaquant, c'est plus facile lorsqu'on a un coéquipier à ses côtés. Je me suis posé des questions. Pegguy est arrivé de Marseille à un moment où je ne jouais pas beaucoup. Mais j'ai bien réagi, et actuellement, je forme le duo d'attaquants avec lui. C'est plutôt Mwaruwari Benjani qui fait les frais de la concurrence. Non, même si avec sept buts, je suis 2e derrière Pauleta. L'attaquant du PSG a un sens du but très aiguisé et tout le monde joue pour lui. Mais le joueur qui m'impressionne le plus pour l'instant, c'est Franck Ribéry, le flanc gauche de l'OM. J'aurai bientôt l'occasion de le voir de près, puisqu'on se rend à Marseille le week-end prochain. On aborde tous les matches avec l'ambition de prendre les trois points. Mais la première consigne de Jacques Santini est toujours de jouer de manière compacte. On doit essayer de ne pas encaisser, en se reposant sur une bonne assise défensive. Lorsqu'on récupère le ballon, il faut se montrer efficace et essayer de concrétiser l'une ou l'autre des quelques occasions qui se présentent. Il ne parle pas beaucoup, mais il me fait confiance. Avec le recul, je dois toutefois reconnaître que cela m'a fait du bien d'avoir passé un an entre les mains de Guy Roux. Il m'a aguerri, a insisté sur nécessité d'étoffer mon registre technique. J'ai le handicap de ne pas avoir fréquenté un centre de formation. J'accuse donc un certain retard, que je m'efforce de combler. La technique se travaille par des exercices tout simples : des passes, des contrôles, des exercices de jonglage. On croit qu'on n'en a plus besoin à un certain âge, mais on se trompe. A Auxerre, on fait aussi régulièrement du tennis-ballon : jusqu'à deux fois par semaine, alors qu'à Mouscron, j'en ai fait deux fois sur toute la saison. Le domaine dans lequel je dois le plus progresser, selon lui, c'est la conservation du ballon dos au but. Je perds encore trop facilement le cuir en attendant la montée de mes partenaires. D. DEVOS