Charleroi a préparé de la meilleure façon son match retour des quarts de finale de la Coupe, ce mercredi soir à domicile contre St-Trond (0-0 à l'aller). Les Zèbres viennent de signer un 12 sur 12 en championnat. La manière n'y était pas face au Brussels (victoire 1-0), ce qui a poussé Jacky Mathijssen à remplacer trois joueurs en même temps, après une heure. Une première dans sa carrière d'entraîne...

Charleroi a préparé de la meilleure façon son match retour des quarts de finale de la Coupe, ce mercredi soir à domicile contre St-Trond (0-0 à l'aller). Les Zèbres viennent de signer un 12 sur 12 en championnat. La manière n'y était pas face au Brussels (victoire 1-0), ce qui a poussé Jacky Mathijssen à remplacer trois joueurs en même temps, après une heure. Une première dans sa carrière d'entraîneur ! " Ces quatre victoires d'affilée nous permettent d'avoir une alternative en cas d'élimination en Coupe ", lâcha le Limbourgeois. " Désormais, nous sommes de nouveau en course pour viser un bon classement en fin de saison ". L'homme du match, ce fut le jeune et longiligne défenseur Laurent Ciman (20 ans, 1m85). En première mi-temps, il envoya une fusée dans la lucarne mais Patrick Nys eut le dernier mot. A 10 minutes de la fin, par contre, la nouvelle patate de Ciman offrit la victoire aux Carolos, pourtant réduits à 10. Laurent Ciman : Je n'étais pas dedans en première mi-temps, je m'en rendais bien compte. Ce fut meilleur après le repos. A 10 contre 11, nous visions un point : nous en prenons trois, c'est parfait. Philippe Vande Walle me dit souvent que je dois tenter ma chance de loin parce que ma frappe flottante peut ennuyer les gardiens. Je mets tout ce que je peux dans mon tir. Pourtant, je ne suis pas musclé, hein ! Sur mon but, je ne me pose pas de questions : j'envoie une pêche, ça peut arriver dans le but ou au-dessus du toit de la tribune. Je n'y pense plus. L'entraîneur m'a directement refait confiance, et depuis lors, je n'ai plus quitté l'équipe. C'est ça, le plus important, pas ce qui s'est passé pendant l'été. Je laisse mon passé là où il est. Nous avons une équipe de contre-attaque, nous essayons de mettre un but en nous disant qu'il y a de la qualité derrière pour ne pas en encaisser. Jean-François Remy, l'entraîneur adjoint des Espoirs, était dans la tribune contre le Brussels : si je peux récupérer ma place dans cette équipe, ce sera déjà bien. P. DANVOYE