A 36 ans, l'expérimenté distributeur d'Ostende a été élu Joueur de l'Année pour la troisième fois de sa carrière.
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A 36 ans, l'expérimenté distributeur d'Ostende a été élu Joueur de l'Année pour la troisième fois de sa carrière. Jean- MarcJaumin : Une grande satisfaction, une récompense pour la belle saison que j'ai accomplie. Malgré mon âge, j'ai encore répondu présent dans la plupart des grands matches et j'ai démontré que je pouvais encore jouer un rôle en vue dans une équipe du top belge. La première consécration, en 1995, était toutefois la plus belle. Lorsqu'on reçoit ce trophée pour la première fois, on a l'impression de vivre le plus beau jour de sa vie. Ce trophée-ci est beau également, mais il ne représenterait qu'une maigre consolation si Ostende ne remportait pas le titre. Cela avait été convenu dès le départ. Lorsque j'ai quitté Mons, j'avais affirmé que je voulais encore jouer dans un club du Top 4, mais pas en qualité de premier meneur. Plutôt de deuxième meneur, en jouant 15 à 20 minutes par match. Ostende m'a engagé, mais lorsque j'ai appris que je devrais épauler deux jeunes garçons comme Sam Van Rossom et Laurent L'hôte, j'ai cru que j'étais reparti pour une nouvelle saison à 30 ou 35 minutes par match. L'éclosion de Sam m'a beaucoup aidé : il m'a soulagé dans ma tâche, m'a permis de m'économiser et d'évoluer encore à mon meilleur niveau lorsque j'étais sur le parquet. Si j'ai été élu Joueur de l'Année, c'est en partie grâce à lui. Je ne le pense pas. Le jury a voulu récompenser mes mérites, tout simplement. Cela ne signifie pas qu'il n'y a plus de jeunes. Seulement, la situation a changé. Dès qu'un jeune éclate, il s'expatrie. Doum Lauwers a montré la voie, Tomas Van den Spiegel a remporté l'Euroligue avec le CSKA Moscou, Axel Hervelle est titulaire au Real Madrid et Didier M'Benga joue en NBA. Il y a encore du talent belge, mais il n'évolue plus dans le championnat de Belgique comme autrefois. Johan Vande Lanotte et Arthur Goethals m'ont également certifié que les articles de presse étaient prématurés et qu'on en discuterait après les playoffs. Mais cela me laisse perplexe. Il n'y a pas de fumée sans feu, dit-on, et ces articles sont tombés fort mal à propos. Juste avant les playoffs, j'ai reçu un coup au moral. D. DEVOS