La fin de saison est plus chahutée que jamais à la tête de notre football. Vendredi, la justice a décidé que ce serait Geel, et non Waasland, qui disputerait le tour final de D2. Une décision tombée deux jours avant le début de ce tournoi, qui avait dû être reporté à cause du litige. L'UB ne voulait pas de Geel dans le tour final suite aux soupçons de corruption datant de 2005. Alors qu'on a passé le cap du 15 mai, on ig...

La fin de saison est plus chahutée que jamais à la tête de notre football. Vendredi, la justice a décidé que ce serait Geel, et non Waasland, qui disputerait le tour final de D2. Une décision tombée deux jours avant le début de ce tournoi, qui avait dû être reporté à cause du litige. L'UB ne voulait pas de Geel dans le tour final suite aux soupçons de corruption datant de 2005. Alors qu'on a passé le cap du 15 mai, on ignore également si Beveren recevra sa licence D1. Et on ne sait toujours pas si la Louvière jouera en D2 ou en D3. Sans parler du Lierse, mouillé dans le scandale des matches truqués mais autorisé à disputer le tour final de D2 pour son maintien en D1. Le président fédéral reconnaît que ça fait désordre. Jan Peeters : Je regrette que de plus en plus de clubs n'acceptent plus de s'incliner devant les décisions de nos commissions et s'adressent à la justice civile. L'exemple de Geel est éloquent. C'est très dangereux pour l'avenir de notre football. Les lois peuvent être interprétées de différentes façons. La Fédération s'intéresse à l'aspect sportif alors que le civil n'en tient pas compte. Oui, mais je refuse de condamner sans preuves, donc le Lierse peut continuer à jouer. Ce ne sera plus le cas si la commission de contrôle le condamne. Elle aurait déjà dû rendre son verdict, mais ce sont les avocats qui nous ont empêchés de travailler plus vite. Dans ce cas-ci, celui de Marius Mitu a contesté la validité de notre juridiction et s'est adressé à la justice civile, qui a tranché en fin de semaine dernière et reconnaît la validité des instances fédérales. Nous devons respecter les droits de la défense, nous devons la laisser aller en appel puis en évocation si elle l'estime utile. C'est impossible d'aller plus vite. Avant, on se foutait complètement des droits de la défense, mais ce n'est plus le cas. Je suis content que tout cela tombe sur moi car je suis en partance. Si un nouveau jeune président avait hérité de dossiers pareils, cela aurait été une catastrophe pour lui. Roger Vanden Stock a toujours les cartes en mains. S'il quitte la présidence d'Anderlecht, il fera l'unanimité au comité exécutif. P. DANVOYE