Blessé pendant la période de préparation, le Français a joué son premier match de championnat de Belgique vendredi passé, au stade Edmond Machtens. Il ne l'a pas loupé : il fut le meilleur Anderlechtois sur le terrain. Dans un dispositif en 4-5-1, il a évolué sur le flanc gauche, où il a fait valoir sa pointe de vitesse et la précision de ses services. Il a, aussi, essayé d'apporter son soutien à Aruna Dindane, parfois esseulé en pointe.
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Blessé pendant la période de préparation, le Français a joué son premier match de championnat de Belgique vendredi passé, au stade Edmond Machtens. Il ne l'a pas loupé : il fut le meilleur Anderlechtois sur le terrain. Dans un dispositif en 4-5-1, il a évolué sur le flanc gauche, où il a fait valoir sa pointe de vitesse et la précision de ses services. Il a, aussi, essayé d'apporter son soutien à Aruna Dindane, parfois esseulé en pointe. Fabrice Ehret : Le début fut difficile. Le Brussels nous attendait et nous n'avons pas pu développer notre jeu. Notre adversaire a bien joué le coup, en exerçant un pressing efficace au bon moment. Lorsqu'on a ouvert la marque, on a eu le sentiment de tenir le bon bout et cela s'est confirmé. Ce n'était pas un très grand Anderlecht, mais on est reparti avec les trois points et c'était l'essentiel avant d'affronter le Werder Brême, ce mercredi, en Ligue des Champions. D'abord, j'ai eu la satisfaction de rejouer et c'était l'essentiel. Après avoir été blessé et suivi une longue rééducation, j'attendais avec impatience le moment de goûter de nouveau à un match officiel en D1. L'occasion de me lancer s'est présentée au coach, en raison de toutes les blessures qui ont décimé l'effectif. Je crois que mes coéquipiers attendaient aussi de me voir à l'£uvre sur le terrain, afin de pouvoir me jauger en compétition officielle. Cela s'est, je pense, bien passé. Je me suis senti à l'aise dans mon couloir gauche. J'avais déjà occupé cette position précédemment, et même si ce n'était qu'à l'entraînement, j'avais eu l'occasion de me familiariser avec mes nouveaux partenaires. J'ai joué avec mes qualités, sans essayer de forcer. Des automatismes doivent encore être perfectionnés, c'est clair. Néanmoins, pour un début, c'était satisfaisant. Cela dit, ce n'est pas en 90 minutes qu'on peut gagner sa place dans l'équipe. Cette bonne première apparition demande confirmation. Il me manque encore le rythme de compétition à ce niveau, afin d'accroître encore mon volume de jeu et de pouvoir poursuivre mon effort jusqu'au bout, et cela ne peut venir qu'en jouant. Logiquement, oui. C'est peut-être cette fatigue qui explique que j'ai manqué de lucidité en toute fin de match. Mais c'est surtout le lendemain que j'ai ressenti la raideur. Peu importe : c'est une fatigue saine et tout à fait normale. (D. Devos)