En quittant l'Espanyol pour l'Olympiacos Pirée, Erwin Lemmens pensait réaliser un transfert de rêve. Il était assuré de participer à la Ligue des Champions, à la lutte pour le titre et à se rappeler au souvenir de l'équipe nationale. L'ancien portier de Beveren était aux anges. Mais son séjour en Grèce tourne au cauchemar : Trond Sollied l'a rétrogradé au rang de troisième gardien.
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En quittant l'Espanyol pour l'Olympiacos Pirée, Erwin Lemmens pensait réaliser un transfert de rêve. Il était assuré de participer à la Ligue des Champions, à la lutte pour le titre et à se rappeler au souvenir de l'équipe nationale. L'ancien portier de Beveren était aux anges. Mais son séjour en Grèce tourne au cauchemar : Trond Sollied l'a rétrogradé au rang de troisième gardien. Erwin Lemmens : L'entraîneur craignait sans doute pour lui comme pour moi en cas de défaite. Nous avons été battus 1-4. Cette expérience, avec un jeune Grec à la place d'un étranger plus chevronné, n'a pas été une réussite. La presse a lancé un débat passionné à ce sujet. Elle ne comprend pas que je ne sois pas aligné. Mes débuts ont été très difficiles parce que je n'avais presque rien fait pendant deux mois. Puis, après un jour d'entraînement, j'ai joué un match amical contre Liverpool. J'étais satisfait de moi mais nous avons été battus 1-4. Deux jours plus tard, contre Udinese, j'ai été opéré d'une dent de sagesse. On m'a donné des anti-douleurs et on m'a interdit de jouer mais j'ai passé outre... J'ai dit à l'entraîneur que j'attendais jusqu'en décembre. Si ses intentions n'ont pas changé d'ici là, je devrai chercher une équipe où je puisse jouer. Je me sens bien, même mieux que la saison passée, et j'essaie de montrer ce que je vaux à l'entraînement et en matches amicaux. Je suis vraiment motivé, en pleine forme. Apparemment, cela ne suffit pas. Je le sais. Je suis en concurrence avec le gardien de l'équipe nationale. Chaque jour, le coach nous répète que nous devons faire nos preuves. Mais je suis heureux que des équipes s'informent déjà à mon sujet. Une triste histoire. C'est un peu logique. Au niveau européen, nous n'avons pas le sens tactique requis. L'entraîneur essaie de changer ça mais cela demande du temps. Nous sommes trop individualistes. Nous ne rectifions pas les fautes des autres. Oui car il n'y a que trois ou quatre grandes formations. Normalement, nous devons jouer le titre les doigts dans le nez. Nous émergeons nettement en qualité. Si cette équipe ne parvient pas à être championne, autant que le président cesse d'y injecter de l'argent.