Capitaine du Hamburger SV, Daniel Van Buyten (27 ans) a conquis l'estime générale en Bundesliga. Son équipe est en lice pour un billet en Ligue des Champions mais le défenseur n'est pas encore satisfait.
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Capitaine du Hamburger SV, Daniel Van Buyten (27 ans) a conquis l'estime générale en Bundesliga. Son équipe est en lice pour un billet en Ligue des Champions mais le défenseur n'est pas encore satisfait. Daniel Van Buyten : Progresser encore. Mon père m'a appris que quand on est content, on n'est pas loin de la dégringolade. Hambourg est une grande ville, le HSV un grand club, nous pouvons être encore plus performants en championnat. Nous voulons égaler le Bayern et rejoindre le top dix européen dans les prochaines années. Oui mais nous devons affronter des équipes qui nous considèrent d'un autre £il, comme le Bayern, Schalke 04 ou Brême. C'est l'instant de vérité : comment allons-nous gérer cette pression ? Le Bayern y est accoutumé, nous pas. Notre mentalité a néanmoins complètement changé depuis l'intronisation de Thomas Doll. Nous sommes tous devenus des battants. Personnellement, je ne supporte pas la défaite, même dans un petit match. Voir quelqu'un effectuer un exercice avec nonchalance m'énerve. Colossale ! Il prépare tout dans les moindres détails. Il est excellent, exigeant, en commençant par lui-même. Il est dur mais proche des joueurs. Je vous le garantis : il va signer une brillante carrière. Il m'attriste mais c'était la meilleure solution. Il n'a pas répondu aux attentes et ne s'épanouissait pas. C'est étrange car il est le seul dans ce cas. Je n'ai cessé de lui parler, en vain. Je ne comprends pas qu'il ait accepté de s'exiler au Qatar car l'argent n'est pas tout. Il constatera bientôt à quel point il était bien ici. Je connais peu de clubs qui s'occupent autant de leurs joueurs. Il ne se limite pas à verser nos salaires à temps. J'ai joué à Marseille, à Manchester City : l'encadrement était nettement moins bon. Cela nous incite à rendre quelque chose au HSV. Je me sens bien sans être à mon sommet. Mon corps continue à se développer. Mon père a atteint l'apogée de sa carrière de catcheur à 32 ans. Non. Quelque chose de merveilleux est en marche ici et je veux y participer, à l'instar de Rafael Van der Vaart, de Khalid Boulahrouz et des autres. Je veux représenter quelque chose dans l'histoire du HSV. Je ne suis pas le seul, c'est ce qui rend notre aventure actuelle si merveilleuse. S. WOLFF, ESM