Ruud Gullit ne s'est donné aucun répit. L'entraîneur de Feyenoord met la trêve hivernale à profit pour chercher des renforts à son équipe, qui s'est effondrée après un brillant début de championnat. Alors qu'elle a tout balayé sur son passage lors des premiers mois, elle se fait désormais battre par n'importe qui et peut faire une croix sur le titre. Pourtant, Bart Goor (31 ans) n'est pas du tout pessimiste.
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Ruud Gullit ne s'est donné aucun répit. L'entraîneur de Feyenoord met la trêve hivernale à profit pour chercher des renforts à son équipe, qui s'est effondrée après un brillant début de championnat. Alors qu'elle a tout balayé sur son passage lors des premiers mois, elle se fait désormais battre par n'importe qui et peut faire une croix sur le titre. Pourtant, Bart Goor (31 ans) n'est pas du tout pessimiste. Bart Goor : Je le trouve excessif. Il faut tout replacer dans son contexte. Nous avons signé un excellent début de championnat, en développant un beau football et en marquant beaucoup. Au fil des matches, notre jeu s'est dilué. Nous avons perdu des points contre des équipes moindres, comme le FC Groningue et ADO La Haye. Ce fut le début d'une période sombre. Notre objectif est la qualification pour la Ligue des Champions. Il est toujours réalisable mais le titre sera pour une autre fois : il me paraît impossible de refaire un retard de onze points. Nous sommes déçus de notre place mais satisfaits du niveau élevé atteint par moments et du fait que nous sommes toujours européens. Nous allons affronter le Sporting Lisbonne en Coupe UEFA. En effet. Nous encaissons des buts anormaux. On n'est jamais à l'abri d'une défaite mais souvent, nous avons laissé des joueurs complètement libres. Nous entraînons ce point quotidiennement, sans effets. Il faut à tout prix gommer ces bêtises de notre jeu. La mentalité des jeunes a changé. Ils répondent plus vite que nous quand on leur fait une remarque. Tout le monde ne s'y fait pas. Moi, ça ne me fait rien, pour autant qu'il y ait respect, ce qui est le cas. Petrovic vit jour et nuit pour le football, il est empreint de rage de vaincre et veut à tout prix la transmettre. Il ne fait rien de mal. C'est exact. Notre équipe manque d'expérience mais pas de talent ni de perspectives. Quand nous jouons mal, nous manquons parfois du caractère nécessaire pour redresser la situation. Je suis content de mon niveau. J'ai retrouvé le plaisir de jouer et prouvé que je pouvais être précieux à une équipe. Le football néerlandais me convient, grâce à son style ouvert. J'ai besoin de bouger, de jouer en profondeur et en un temps. En Allemagne, le marquage est généralement strict et on a recours aux longs ballons. Ici, j'ai plus d'espaces, on cherche toujours une solution footballistique. C'est très agréable. Il dispose d'énormément d'expérience et de rayonnement, il reste calme en toutes circonstances. Il fait tout à sa manière : il pense en termes positifs et intervient au bon moment. Patrick Paauwe, Patrick Lodewijks et moi devons canaliser l'enthousiasme des jeunes et les guider. C'est la moindre des choses. Heureusement, il est intelligent et il a bien réagi en perdant sa place de titulaire. Thomas se livre toujours à fond et montre sa classe à l'entraînement. C'est positif pour l'avenir. Il doit simplement faire le bon choix. par Fréderic Vanheule