Dimanche 30 avril, 16 h 50 : La Louvière bascule en D2. Le Tivoli n'est même pas en révolte. Plus qu'un symbole. C'est tout un club qui ne croyait plus au maintien depuis une quinzaine de jours. La semaine dernière, le programme d'entraînement de Frédéric Tilmant ressemblait à celui d'un joyeux camp de scouts...
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Dimanche 30 avril, 16 h 50 : La Louvière bascule en D2. Le Tivoli n'est même pas en révolte. Plus qu'un symbole. C'est tout un club qui ne croyait plus au maintien depuis une quinzaine de jours. La semaine dernière, le programme d'entraînement de Frédéric Tilmant ressemblait à celui d'un joyeux camp de scouts... Alex Teklak : Ce n'est pas contre Charleroi que nous sommes descendus. Nous étions déjà en D2 depuis plusieurs semaines. La deuxième mi-temps de ce match n'a été qu'une illustration de notre saison. Nous menions 2-0 après 45 minutes, puis des erreurs ridicules nous ont encore fait perdre tout le bénéfice de nos efforts. Comment est-il possible de continuer à attaquer avec la fleur au fusil quand on mène comme ça ? Peut-être. Mais je n'en suis même pas certain. Il y a des qualités dans le groupe, mais pas d'intelligence de jeu. Il était trop jeune pour aborder avec succès le défi du maintien. J'ai connu la même situation la saison dernière à Mouscron. C'étaient finalement l'expérience de certains et l'esprit de corps qui nous avaient permis de nous sauver. Ici, il n'y a pas d'esprit de corps. Même Fred Tilmant a fini par se laisser abattre, ça veut tout dire. Quand il jouait, il n'était jamais résigné. Mais ici, il n'y croyait clairement plus. Je le plains. Je n'ai qu'une certitude : je ne serai plus ici la saison prochaine, même s'il me reste un an à honorer. J'ai rempli ma part de contrat et je dis stop. Il s'est passé trop de choses, je n'avais plus aucun plaisir à faire mon métier. Nous étions les pestiférés du foot belge : c'est dur à vivre. A tellement de personnes. Mais j'ai un devoir de réserve et je ne citerai pas de noms. Je ne veux pas heurter les âmes sensibles. Attention, je ne vise pas le président. S'il s'était mieux entouré, on n'en serait pas arrivé là. Si un homme comme Jean-Claude Verbist avait repris les choses en mains plus tôt, la situation serait sans doute fort différente. Elle est incontestable. Toute la saison, ce fut Dallas avec des divorces, des bagarres, des rumeurs. Les plus à plaindre, ce sont les supporters. J'espère qu'on ne les a pas définitivement dégoûtés de leur passion. Même les fans d'autres clubs ont peut-être été éc£urés par ce qui s'est passé chez nous : c'est grave. P. DANVOYE