" Il y a des exploits qui ne devraient jamais être oubliés. C'est le cas de celui d'une légende du football belge : Louis Carré (1925-2002) mis à l'honneur par le bimestriel Foot 100. On affirme encore, je crois, qu'il détient un record du monde : 50 matches consécutifs en équipe nationale sans une minute d'absence du 22 mai 1949 (Belgique-Pays de Galles : 3-1) au 11 mars 1956 (Belgique-Suisse : 1-3). Il décida de prendre congé de l'équipe nationale au top de sa gloire comme il l'avait toujours dit. A la demande général...

" Il y a des exploits qui ne devraient jamais être oubliés. C'est le cas de celui d'une légende du football belge : Louis Carré (1925-2002) mis à l'honneur par le bimestriel Foot 100. On affirme encore, je crois, qu'il détient un record du monde : 50 matches consécutifs en équipe nationale sans une minute d'absence du 22 mai 1949 (Belgique-Pays de Galles : 3-1) au 11 mars 1956 (Belgique-Suisse : 1-3). Il décida de prendre congé de l'équipe nationale au top de sa gloire comme il l'avait toujours dit. A la demande générale, il accepta plus tard de dépanner les Diables en 1957 et 1958 en Turquie (1-1) et contre l'Allemagne de l'Ouest au Heysel (0-2). Doté d'une classe hors norme, le stopper de Rocourt décrocha en tout 56 caps. Sa première présence en équipe nationale ne passa pas inaperçue : 3-3 contre la France le 17 octobre 1948 au Stade Yves du Manoir de Colombes (Paris). Ce jour-là, un de ses équipiers du FC Liégeois signa un but de légende après avoir remonté tout le terrain balle au pied : Pol Anoul, tout de suite baptisé l'Homme de Colombes. Carré eut le bonheur de participer à la Coupe du Monde 1954, en Suisse, avec à la clef le célèbre 4-4 contre la puissante équipe d'Angleterre. La presse le surnomma la Panthère noire après un match contre les Pays-Bas. Le Liégeois à la chevelure abondante et noire comme le charbon s'était à nouveau distingué par sa détente féline. La Panthère noire était unique. Carré fut attaquant de pointe en équipes de jeunes avant de reculer profondément dans le jeu. Il était un des pions majeurs de cette grande équipe du FC Liégeois qui s'empara du titre en 1952 et en 1953. Il joua en équipe première de 1945 à 1959. A la fin des années '50, je n'aurais manqué pour rien au monde les grands duels entre Carré et Jef Mermans, la star du Parc Astrid. Tout le monde en parlait. Pour moi, Anderlecht-FC Liégeois était le match de l'année et, gamin, j'arrivais le plus tôt possible au stade. Carré était une de mes idoles. Je ne voulais rien rater : son échauffement, sa concentration d'entrée de jeu, sa facilité dans les airs, son placement, son anticipation, sa relance, etc. Plus tard, il joua encore au Daring de Louvain et coacha quelques clubs : Waterschei, Louvain, CS Verviers et Liège en duo avec Victor Wégria (1982-83). Le métier d'entraîneur n'était probablement pas sa tasse de thé mais Carré ne mesura pas la confiance accordée aux jeunes. Il fut directeur des bains de la Sauvenière à Liège. La disparition du FC Liégeois de la D1 l'affecta profondément. "lné en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing). propos recueillis par pierre bilic