Pourquoi Hans Galjé est resté à l'Excel contrairement à Miroslav Djukic et à ses adjoints ?
...

Pourquoi Hans Galjé est resté à l'Excel contrairement à Miroslav Djukic et à ses adjoints ?Galjé : " D'une part, j'habite en Belgique et c'était sans doute plus facile pour moi de rester au poste que pour mes anciens collègues qui ont leurs attaches familiales en Espagne. D'autre part, je savais que le club allait interjeter appel et j'ai donc pris le parti d'attendre, au moins, que cet appel ait eu lieu avant d'éventuellement me retirer à mon tour. Au départ, je pensais qu'une décision définitive tomberait au bout de quelques jours. Finalement, le club poursuit malgré tout ses activités tant bien que mal. D'une certaine manière, on peut s'en réjouir, mais cette incertitude ne peut tout de même pas persister trop longtemps. La situation que l'on vit pour l'instant n'est pas tenable sur le long terme, même si les derniers résultats, effectivement, étaient bons. " Comment le coach principal actuel explique-t-il que - sportivement - tout se passe plutôt bien ? Parce que certains joueurs donnent l'impression d'être libérés sur le terrain ? Galjé : " C'est possible. Ils savent qu'ils n'ont rien à perdre. Au lieu de se dire : - Sionperd, onvaseretrouverenmauvaisepostureauclassement !, ils se disent : - Aquoibon, battuoupas, lerésultatrisqueden'avoiraucuneimportance ! Cela peut expliquer qu'ils se crispent moins. Par ailleurs, ils ont aussi intérêt à se montrer dans l'optique d'un éventuel départ. On n'a jamais vu autant de scouts dans la tribune qu'actuellement. " Quelle est actuellement la philosophie de son entraînement ?Galjé : " En ce qui me concerne, je poursuis dans les grandes lignes le travail entamé par Djukic. Sauf qu'avec l'entraîneur serbe, les séances étaient fort axées sur la tactique, alors que j'essaie de les rendre les plus ludiques possibles. Tous les exercices se déroulent avec ballon. On fait des petits matches, des grands matches : tout ce que les joueurs apprécient, cela leur fait oublier leurs tracas quotidiens. J'ai aussi pris le parti de ne dispenser qu'un entraînement par jour. Sous Djukic, il y avait une double séance chaque mardi, mais à quoi bon continuer sur le même rythme dans les circonstances actuelles ? J'aurai donc tout fait dans le football : entraîneur des gardiens, coordinateurs des jeunes, T2 et maintenant, donc, T1. C'est bien, non ?" Pourquoi Advocaat l'a-t-il appelé comme entraîneur des gardiens chez les Diables ?Galjé : " Dick Advocaat et moi nous connaissons de longue date. Cela remonte à l'époque où j'étais un tout jeune gardien de but de 18 ou 19 ans, à La Haye, et que lui était un milieu de terrain expérimenté de 30 ou 31 ans, dans le même club. C'est là que nos trajectoires se sont croisées. Il faut croire qu'Advocaat a une bonne mémoire. Si j'ai accepté sa proposition, c'est aussi, je ne m'en cache pas, parce que ce contrat à l'Union belge constituerait une petite poire pour la soif au cas où l'Excel venait à disparaître. " Galjé participe-t-il aussi à la tentative de sauvetage de l'Excel ? Selon certaines sources, l'idée de vendre Maxime Lestienne à Everton viendrait de lui. Galjé : " La seule chose que je sais, c'est qu'Everton a l'habitude de travailler avec un bureau de management hollandais composé de huit personnes, et le hasard veut que je connaisse l'une de ces personnes. J'ai simplement signalé qui était l'agent de Max. Pour le reste, je suis totalement en dehors de toutes les négociations qui ont lieu pour tenter de trouver une solution aux problèmes financiers. Je ne suis pas beaucoup tenu au courant de celles-ci non plus. Je pars simplement du principe que le prochain match se jouera, mais je sais aussi qu'à tout instant, on peut nous annoncer qu'il n'y aura pas de prochain match. "