La Loi Football, introduite en 1998 pour contrer le hooliganisme pendant l'EURO 2000, régit la sécurité des matches de football. Son adaptation tend notamment à modifier les comportements par la prévention et l'auto-régulation. On élargit aussi son champ d'application.
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La Loi Football, introduite en 1998 pour contrer le hooliganisme pendant l'EURO 2000, régit la sécurité des matches de football. Son adaptation tend notamment à modifier les comportements par la prévention et l'auto-régulation. On élargit aussi son champ d'application. " Les évaluations montrent que le nombre de cas de véritable hooliganisme diminue chaque année mais que le nombre d'amendes augmente ", explique Brecht Vermeulen, le parlementaire N-VA auteur du projet de loi, également vice-président de Roulers. " L'objectif n'est évidemment pas d'établir le plus de procès-verbaux possible mais de corriger le comportement des gens. Il est donc prévu que la police et le fonctionnaire de la cellule Football, au ministère de l'Intérieur, puissent donner un avertissement officiel au lieu d'une amende lors des petites infractions. La Loi Football mettait l'accent sur la répression. Nous voulons maintenant stimuler la prévention et l'auto-régulation. Tous les clubs professionnels doivent donc engager un supporter liaison officer (SLO), ce qui n'était jusqu'à présent obligatoire que quand on demandait une licence UEFA. Le SLO est un homme de liaison entre le club et les supporters. Il doit contribuer à la prévention des problèmes. " L'alinéa " supporters " de la Loi Football vaudra aussi pour la D3 amateurs, les deux principales divisions féminines et les matches de jeunes à onze contre onze, puisqu'on y a relevé des problèmes ces dernières années. " Surtout dans les matches de clubs de tradition ayant de nombreux supporters comme le RWDM, La Louvière, le FC Liège, le RC Malines et le Beerschot ", poursuit Vermeulen. " En 2014, le stade de Roulers était rempli de supporters du Club Bruges et de Gand pour la finale de la Coupe pour Espoirs. Certains étaient interdits de stade. Ils avaient amené du matériel pyrotechnique, qu'ils ont utilisé, mais ce n'était pas punissable car la Loi Football ne s'appliquait pas aux matches pour Espoirs. Désormais, s'il ressort d'une analyse de risques que des matches amateurs présentent un risque important, on pourra déployer des stewards et discuter avec les pouvoirs locaux des mesures à prendre. " La Loi Football sera aussi d'application en dehors des stades, certains incidents se déroulant aux alentours, sur les parkings et dans les stations service. Feux de Bengale, pétards et autres engins pyrotechniques feront l'objet de toute l'attention. " La police fédérale nous a dit que leur utilisation augmentait : elle est passée de 32 à 43 % de tous les matches ", raconte encore Vermeulen. " On sous-estime leur danger, malgré les nombreuses plaies et les dommages acoustiques qu'ils provoquent. Les feux de Bengale sont très dangereux. On ne peut pas fumer près d'une pompe à essence. Nous ne pouvons donc pas tolérer que les passagers de cars y balancent des engins qui peuvent atteindre une chaleur de mille degrés. "