Il y a juste un an, le président Jos Vaessen annonçait que Genk avait des problèmes de liquidité. " Nous connaissons des difficultés momentanées mais rien d'exceptionnel ", expliquait-il dans les journaux datés du 15 février 2006. " A cette période de la saison, tous les clubs font moins de recettes. Les autres années, j'ai avancé moi-même de l'argent ou j'ai demandé à quelques fournisseurs de retarder l'échéance de certaines factures ". Cette fois, Vaessen décida que certains gros contrats ne recevraient la moitié de leurs salaires de février et mars qu'en avril. " Si nous étions allés plus loin en Coupe d'Europe et en Coupe de Belgique, je n'aurais pas dû agir de la sorte ", avait-il ajouté.
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Il y a juste un an, le président Jos Vaessen annonçait que Genk avait des problèmes de liquidité. " Nous connaissons des difficultés momentanées mais rien d'exceptionnel ", expliquait-il dans les journaux datés du 15 février 2006. " A cette période de la saison, tous les clubs font moins de recettes. Les autres années, j'ai avancé moi-même de l'argent ou j'ai demandé à quelques fournisseurs de retarder l'échéance de certaines factures ". Cette fois, Vaessen décida que certains gros contrats ne recevraient la moitié de leurs salaires de février et mars qu'en avril. " Si nous étions allés plus loin en Coupe d'Europe et en Coupe de Belgique, je n'aurais pas dû agir de la sorte ", avait-il ajouté. Sur le plan sportif, ce n'était pas rose non plus. Le club avait été éliminé de la Coupe UEFA en septembre par les Bulgares de Litex Lovech et il avait été sorti de la Coupe de Belgique en décembre par Saint-Trond. En championnat, il n'avait engrangé que deux points sur neuf face aux trois grands (Anderlecht, le Club Bruges et le Standard) et il allait encore faire pire au deuxième tour (zéro sur neuf). Grâce à une victoire flattée à domicile sur La Gantoise, à la mi-février, le club limbourgeois occupait tout de même la quatrième place du classement, aux côtés de Zulte Waregem, chez qui il allait connaître, une semaine plus tard, sa troisième défaite d'affilée en déplacement. A l'époque, tout était remis en question au Fenix Stadion : les transferts, l'entraîneur, le vestiaire. Aujourd'hui, Hugo Broos respire plus que jamais la confiance et le club voudrait voir la moitié de ses joueurs alignés chez les Diables Rouges. Plus personne ne parle de Koen Daerden et Steven Defour, des joueurs que l'on considérait à l'époque comme indispensables et que, malgré une année marquée du sceau d'un pauvre spectacle et d'un manque de points, le club n'imaginait pas laisser partir. Pourtant, ni le capitaine ni le meneur de jeu de l'époque ne sont encore là. Wolfsburg avait déjà proposé quatre millions d'euros pour Daerden mais Vaessen avait envoyé promener les Allemands. Un an plus tard, il acceptait de vendre l'icône du club à Bruges pour le même montant. A Genk, on rigole quand on voit que Bruges et Daerden vivent une saison difficile. Et on refuse de considérer le départ de Defour au Standard comme une perte. Ces départs auront au moins permis à Genk d'avoir assez d'argent pour effectuer des transferts et écarter certains gros contrats. Certains entamèrent la saison mais, Seyfo Soley, le dernier indésirable, vient de franchir la porte de sortie. Le groupe de joueurs actuel est homogène, pratique un excellent football et, à en croire les commentaires négatifs en rapport avec la sélection de René Vandereycken, regorge d'internationaux potentiels. Hans Cornelis est l'un d'entre eux. Il est revenu dans l'équipe voici tout juste un an, après trois mois d'absence dus à des blessures. Il avait signé à Genk au Nouvel An 2005, à l'époque où Vandereycken était encore entraîneur. Il venait d'apprendre que le Club Bruges ne souhaitait pas renouveler son contrat. Malgré les doutes exprimés par son entraîneur, selon lequel Cornelis n'était pas un défenseur, Genk n'avait pas laissé passer cette chance extraordinaire. Vandereycken, qui finit par être limogé, n'a donc jamais travaillé avec Cornelis à Genk. Tom Soetaers a signé à Genk au même moment que Cornelis. Sur une voie de garage à l'Ajax, il avait mis beaucoup d'eau dans son vin au niveau financier. Là aussi, Genk saisit l'aubaine. Au début, Vandereycken ne se montra guère enthousiaste non plus mais changea rapidement d'avis. S'il n'alignait pas régulièrement Soetaers, c'était surtout parce que le joueur manquait de rythme. Vandereycken n'aime pas brûler les joueurs et il manifesta son désaccord lorsque Aimé Anthuenis reprit Soetaers en sélection. La saison dernière, avec Broos, ne fut pas rose non plus pour l'avant. Avant la trêve hivernale, il passa deux mois sur le banc et, il y a tout juste un an, alors qu'il venait d'être titularisé, il se blessa après une demi-heure de jeu. On ne le revit qu'à l'occasion de l'avant-dernier match de championnat, où il entra au jeu. Il lui aura donc fallu un an et demi pour séduire Genk et il ne semble pas encore avoir convaincu Vandereycken. Jan Hauspie