Finalistes à l'EURO 2008, troisièmes aux CM 2006 et 2010 : l'Allemagne termine toujours aux places d'honneur mais outre-Rhin, difficile de trouver quelqu'un qui s'en plaigne. Après un EURO 2000 catastrophique - élimination au premier tour sans aucune victoire - la fédé a entamé une réforme drastique de sa formation des jeunes qui a peu à peu redonné des couleurs à la Mannschaft.

Une nouvelle ère de gloire, 16 ans après le dernier titre majeur à l'EURO 96 ? Une majorité d'Allemands estime que Philipp Lahm soulèvera le trophée à Kiev le 1er juillet. Les fans sont également convaincus que Mesut Özil sera élu meilleur joueur du tournoi et Miroslav Klose meilleur buteur. C'est comme si soudain le peuple alémanique avait oublié le tirage costaud offert à leur équipe nationale dans un groupe avec le Danemark, le Portugal et les Pays-Bas. On peut douter de ce genre de confiance aveugle mais il faudra tenir compte de cette classe biberon allemande de 2012, notamment au vu du parcours qualificatif (les Diables Rouges s'en souviennent) 10 victoires en 10 matches de manière souvent convaincante, mariant ruse et crânerie.

Les raisons de l'optimisme germanique sont multiples : certains pointent la force de frappe offensive avec Klose, Özil, Thomas Müller, Mario Gomez, Lukas Podolski. D'autres insistent sur l'expérience dont disposent les Allemands pour connaître et préparer méticuleusement un grand tournoi et se frayer un chemin vers la finale. D'autres encore désignent les jeunes talents et la nouvelle génération - la meilleure depuis des années - comme Özil, Müller, Manuel Neuer, Mats Hummels, Sami Khedira, Holger Badstuber et d'autres Wunderkinder comme Mario Götze, Marco Reus et Toni Kroos qui attendent leur heure. Avec une moyenne d'âge de 24,9 ans, c'est la plus jeune équipe d'Allemagne depuis 1934 et leur vitalité, leur audace et leur envie de plaire est au c£ur d'une vague de sentiment positif.

L'Allemagne a aussi pour elle un incroyable team building, une application à mettre en £uvre la tactique choisie et une gestion des troupes menées de main de maître par Joachim Löw depuis maintenant 6 ans. Jogi a été responsable d'une véritable révolution à mille lieues du football besogneux qui visait la victoire peu importe la manière. Le foot en une ou deux touches de balle qui laisse beaucoup de place à la fluidité des mouvements et à la créativité permet à la Mannschaft de se mesurer à n'importe qui.

Vicente Del Bosque : " C'est la meilleure équipe d'Allemagne qu'il m'ait été donné de voir au niveau de la qualité du football. "

Mais Löw sait que la plupart de ses joueurs influents ont eu à guérir des blessures ou n'ont pas beaucoup joué dans leur club. Bastian Schweinsteiger a raté une bonne partie de la saison suite à des problèmes à la cheville et à l'épaule, Klose et Per Mertesacker ont également été sur la touche sur blessures alors que Khedira n'a pas toujours démarré au Real.

PAR NICK BIDWELL (ESM), À MUNICH

Les Allemands estiment que Lahm soulèvera le trophée à Kiev !

Finalistes à l'EURO 2008, troisièmes aux CM 2006 et 2010 : l'Allemagne termine toujours aux places d'honneur mais outre-Rhin, difficile de trouver quelqu'un qui s'en plaigne. Après un EURO 2000 catastrophique - élimination au premier tour sans aucune victoire - la fédé a entamé une réforme drastique de sa formation des jeunes qui a peu à peu redonné des couleurs à la Mannschaft.Une nouvelle ère de gloire, 16 ans après le dernier titre majeur à l'EURO 96 ? Une majorité d'Allemands estime que Philipp Lahm soulèvera le trophée à Kiev le 1er juillet. Les fans sont également convaincus que Mesut Özil sera élu meilleur joueur du tournoi et Miroslav Klose meilleur buteur. C'est comme si soudain le peuple alémanique avait oublié le tirage costaud offert à leur équipe nationale dans un groupe avec le Danemark, le Portugal et les Pays-Bas. On peut douter de ce genre de confiance aveugle mais il faudra tenir compte de cette classe biberon allemande de 2012, notamment au vu du parcours qualificatif (les Diables Rouges s'en souviennent) 10 victoires en 10 matches de manière souvent convaincante, mariant ruse et crânerie. Les raisons de l'optimisme germanique sont multiples : certains pointent la force de frappe offensive avec Klose, Özil, Thomas Müller, Mario Gomez, Lukas Podolski. D'autres insistent sur l'expérience dont disposent les Allemands pour connaître et préparer méticuleusement un grand tournoi et se frayer un chemin vers la finale. D'autres encore désignent les jeunes talents et la nouvelle génération - la meilleure depuis des années - comme Özil, Müller, Manuel Neuer, Mats Hummels, Sami Khedira, Holger Badstuber et d'autres Wunderkinder comme Mario Götze, Marco Reus et Toni Kroos qui attendent leur heure. Avec une moyenne d'âge de 24,9 ans, c'est la plus jeune équipe d'Allemagne depuis 1934 et leur vitalité, leur audace et leur envie de plaire est au c£ur d'une vague de sentiment positif. L'Allemagne a aussi pour elle un incroyable team building, une application à mettre en £uvre la tactique choisie et une gestion des troupes menées de main de maître par Joachim Löw depuis maintenant 6 ans. Jogi a été responsable d'une véritable révolution à mille lieues du football besogneux qui visait la victoire peu importe la manière. Le foot en une ou deux touches de balle qui laisse beaucoup de place à la fluidité des mouvements et à la créativité permet à la Mannschaft de se mesurer à n'importe qui. Vicente Del Bosque : " C'est la meilleure équipe d'Allemagne qu'il m'ait été donné de voir au niveau de la qualité du football. " Mais Löw sait que la plupart de ses joueurs influents ont eu à guérir des blessures ou n'ont pas beaucoup joué dans leur club. Bastian Schweinsteiger a raté une bonne partie de la saison suite à des problèmes à la cheville et à l'épaule, Klose et Per Mertesacker ont également été sur la touche sur blessures alors que Khedira n'a pas toujours démarré au Real. PAR NICK BIDWELL (ESM), À MUNICHLes Allemands estiment que Lahm soulèvera le trophée à Kiev !