Le grand Oguchi Onyewu doit beaucoup au Standard. Les Liégeois lui ont fait confiance après sa première saison en D1 (La Louvière, 2003-2004) au cours de laquelle, sous la houlette d' Ariel Jacobs, il joua notamment en Coupe des Coupes contre Benfica. Il fit ses premiers pas à Sclessin sous la direction de Dominique D'Onofrio qui l'a toujours tenu en haute estime. A l'époque, DD avait insisté pour que le Standard l'embauche. C'est lui qui, avec son staff ( José Riga, Guy Namurois et Christian Pio...

Le grand Oguchi Onyewu doit beaucoup au Standard. Les Liégeois lui ont fait confiance après sa première saison en D1 (La Louvière, 2003-2004) au cours de laquelle, sous la houlette d' Ariel Jacobs, il joua notamment en Coupe des Coupes contre Benfica. Il fit ses premiers pas à Sclessin sous la direction de Dominique D'Onofrio qui l'a toujours tenu en haute estime. A l'époque, DD avait insisté pour que le Standard l'embauche. C'est lui qui, avec son staff ( José Riga, Guy Namurois et Christian Piot), lui a permis de franchir un premier cap important. Plus tard, les Rouches le relancèrent quand il revint de Newcastle après y avoir passé six mois (2e partie de la saison 2006-2007) qui ne lui laissèrent pas que des grands souvenirs. Michel Preud'homme et Laszlo Bölöni le placèrent ensuite sur les chemins du progrès. Des progrès qui ont surtout marqué les esprits la saison passée en tant que leader de la défense. Et confirma ses nouveaux acquis tout au long de la Coupe des confédérations. A l'heure des mérites de chacun dans cette éclosion, ceux de La Louvière valent leur pesant de dollars. En 2003, Roland Louf, le manager des Loups, avait l'habitude de suivre les matches de CFA où il recruta pas mal de talents intéressants : Michael Klukowski, Matthieu Assou-Ekotto, Mickaël Murcy, Maâmar Mamouni et Onyewu, repéré à Metz. " Il était plus difficile de cerner son potentiel en CFA qu'après une saison à la Louvière ou deux titres au Standard ", précise Louf. " Maintenant, tout est évident pour tour le monde. Je me demande pourquoi les grands clubs ne sont pas plus attentifs et plus rapides sur la balle. A l'époque, La Louvière cherchait de la taille et de la polyvalence. J'avais repéré deux éléments intéressants. J'ai suivi Onyewu et mon avis fut très positif. Notre entraîneur, Jacobs, avait fait la même analyse que moi. Vu nos moyens financiers limités - une enveloppe de 60.000 euros -, le choix devait se faire entre l'Américain et un autre joueur, pas n'importe lequel. Onyewu m'a suivi en voiture depuis Metz jusqu'à La Louvière pour être testé lors d'une rencontre de nos Espoirs contre Kaiserslautern. Une connaissance du club a pris l'autre joueur qui nous intéressait en charge à la gare de Lille. A la fin du match, nous avons opté pour Onyewu, plus polyvalent que le deuxième joueur, qui était essentiellement un arrière droit. Nous avons donc préféré Onyewu à... Pascal Chimbonda qui se révéla ensuite en Angleterre (Wigan, Tottenham, Sunderland, retour à Tottenham) et devint même international français. J'aurais aimé garder les deux mais c'était impossible pour notre trésorerie. Metz nous a prêté gratuitement Onyewu jusqu'en fin de saison et j'ai même obtenu une option nous donnant la priorité pour discuter d'un transfert définitif. C'était un monstre dans le trafic aérien. J'ai rarement vu un arrière qui impressionnait autant ses adversaires. Mais ce gentleman était aussi un bosseur. Il connaissait ses défauts et, avec Jacobs, il a travaillé sa vivacité et sa technique. Onyewu avait confiance en lui et, vu sa mentalité exemplaire, ses chances de réussite étaient évidentes. "