Deux semaines après le numéro spécial compétition, Sport/Foot Magazine sort, comme d'habitude, un autre numéro très épais, pour vous présenter les grands championnats européens. Six pays et 116 clubs, à une époque où le football prend une allure de plus en plus internationale. Nous vous informons sur les championnats d'Allemagne, d'Angleterre, de France, d'Italie, des Pays-Bas et d'Espagne. De plus en plus de footballeurs belges passent nos frontières. Ils sont déjà 18 en Premier League. Les possibilités financières y sont illimitées, ce qui entraîne un afflux d'étrangers. Les vingt clubs anglais emploient un total de 550 joueurs, dont 189 Anglais, soit 34 %. Chelsea aligne cinq footballeurs anglais, comme Manchester City. Watford, promu, n'en compte que quatre.
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Deux semaines après le numéro spécial compétition, Sport/Foot Magazine sort, comme d'habitude, un autre numéro très épais, pour vous présenter les grands championnats européens. Six pays et 116 clubs, à une époque où le football prend une allure de plus en plus internationale. Nous vous informons sur les championnats d'Allemagne, d'Angleterre, de France, d'Italie, des Pays-Bas et d'Espagne. De plus en plus de footballeurs belges passent nos frontières. Ils sont déjà 18 en Premier League. Les possibilités financières y sont illimitées, ce qui entraîne un afflux d'étrangers. Les vingt clubs anglais emploient un total de 550 joueurs, dont 189 Anglais, soit 34 %. Chelsea aligne cinq footballeurs anglais, comme Manchester City. Watford, promu, n'en compte que quatre. L'Angleterre poursuit sans vergogne sa chasse aux étrangers, elle achète ses succès, comme Manchester United. La saison dernière, le club a investi 200 millions d'euros mais Louis van Gaal a trouvé que cette équipe manquait de vitesse et de créativité. Il a donc passé le balai. 17 joueurs sont partis et il a encore claqué 100 millions en transferts entrants. United ne se satisfera pas de moins que du titre. Quant à son voisin, City, il espère toujours pouvoir accueillir Kevin De Bruyne. Celui-ci gonflerait encore la légion étrangère. Cette tendance se confirme dans tous les pays. Le très convoité Kevin De Bruyne était au coup d'envoi, samedi, sous le maillot du VfL Wolfsburg, qui a ravi la Supercoupe d'Allemagne au Bayern, aux tirs au but. Le gardien Koen Casteels a enfin émergé de l'anonymat, en arrêtant notamment un penalty de Xabi Alonso. Jadis, on jugeait Casteels supérieur à Thibaut Courtois,mais reste à voir s'il peut continuer sur sa lancée. Wolfsburg veut combler le gouffre qui le sépare du Bayern. La capitale bavaroise observe d'un oeil plus critique que jamais les multiples expériences de Pep Guardiola. Il a tant changé d'occupations de terrain jusqu'à présent qu'il est difficile de dire où il va. La continuité est souvent la pierre angulaire du succès. Après la frénésie d'achats des dernières années, le FC Barcelone a été forcé de miser sur la continuité (l'interdiction de transfert prend fin début 2016). La brillante performance des Catalans en finale de la Ligue des Champions reste imprimée sur nos rétines. Le Barça avait développé un football de toute beauté à Berlin : vitesse et mouvements, infiltrations et combinaisons, le tout orchestré par les trois magiciens qui ornent la une de ce magazine, et alimenté par les passes géniales d'Andrés Iniesta. Qui est capable de démanteler cette machine ? Le Real, grâce aux automatismes forgés la saison passée ? Ou la Juventus, qui a dû remplacer Andrea Pirlo, un monument, mais qui conserve un mélange d'élégance et d'enthousiasme, de sérieux adulte et du pétillement propre à la jeunesse ? Comment Chelsea, qui n'a guère subi de changement, va-t-il évoluer ? Ces clubs semblent toutefois moins loin dans leur développement que le Barça. On risque donc de découvrir un football à deux vitesses parmi l'élite du football. Et les Belges, où sont-ils, dans tout ça ? Gand va bientôt découvrir la Ligue des Champions mais pour l'heure, il ne reste rien du football qui lui a permis de conquérir le titre pendant les play-offs. Quant au Club Bruges, il n'a pas le droit à l'erreur face au Panathinaikos. Anderlecht, lui, cherche encore un défenseur central et au Standard, Slavo Muslin réclame des joueurs chevronnés. La troisième journée va donc donner lieu à une affiche inattendue. Elle oppose Saint-Trond à Ostende. Les Canaris raffolent manifestement du monde magique qu'ils viennent de retrouver, malgré des footballeurs qui possèdent peu d'expérience de la D1 et avec un mélange de diverses cultures. Les entraîneurs ne sont plus des kleenex depuis longtemps, à Saint-Trond. La stabilité est devenue le credo du club. Y compris sur le terrain. Le STVV veut aussi séduire la Wallonie : 10 % de ses supporters sont déjà francophones. PAR JACQUES SYSA Saint-Trond, 10 % des supporters sont francophones.