8h00

Je me lève tard, après une nuit difficile. Je n'ai pas encore récupéré du décalage horaire avec le Canada, où j'ai participé au GP de Québec et de Montréal, d'autant plus qu'avant, je me suis rendu aux États-Unis.
...

Je me lève tard, après une nuit difficile. Je n'ai pas encore récupéré du décalage horaire avec le Canada, où j'ai participé au GP de Québec et de Montréal, d'autant plus qu'avant, je me suis rendu aux États-Unis. Déjeuner avec toute l'équipe BMC, à l'hôtel, à Riemst. Nous mangeons toujours trois bonnes heures avant le départ, afin que le corps ait le temps de digérer. Aujourd'hui, il n'y a que 200 kilomètres au programme et je ne mange donc pas plus que d'habitude : quelques tartines, du muesli et une omelette. Je n'avale une assiette de pâtes en plus qu'avant une classique. Départ en car vers le départ, à Chaudfontaine. Nous partons tôt, pour tenir compte d'éventuels bouchons. En plus, il faut encore signer la feuille et discuter de la tactique de l'équipe pendant la réunion. Aujourd'hui, c'est clair : tout le monde roule au service de Philippe Gilbert. Moi aussi : si l'occasion s'en présente, je peux contrer des attaques à la Citadelle de Namur mais si le peloton se regroupe, je dois lancer le sprint. Off we go ! Malheureusement, il pleut mais bon, je ne vais pas fondre. En plus, nous roulons sur des routes connues puisqu'après 30 kilomètres, je passe devant mon domicile de Stoumont. J'ai fait construire là pour pouvoir m'entraîner davantage dans les Ardennes. Arrivée, hélas sans victoire. Mon coéquipier Mathias Frank a suivi le vainqueur, Jan Bakelants, et Thomas Voeckler, mais il a lâché à la Citadelle. Gilbert et moi ne savions pas s'il se sentait bien ou pas, puisque les oreillettes étaient bannies de la course, et nous n'avons donc pu le suivre. J'étais bien en jambes. C'est prometteur, peu avant le Mondial. Après quelques brèves interviews, je me hâte vers le bus pour ne pas me refroidir. Je prends une douche et mange un bout pour calmer la première fringale : du riz avec des sardines car je n'aime pas les shakes de récupération. Un soigneur a amené ma voiture de Riemst à Namur, ce qui me permet de retourner avec mon père à son domicile d'Hamme. Ma mère fête son anniversaire et pour la première fois en huit ans, je suis en Belgique à cette occasion. Je ne manquerais cet anniversaire pour rien au monde. Arrivée à Hamme pour une fête de famille qui réunit 18 personnes. Il y a un gâteau de glace, que je ne vais pas bouder après 200 kilomètres sous la pluie. Un petit morceau ne peut pas faire de tort. Je l'ai bien mérité ! Mon amie et moi retournons à ma maison de Grembergen. Nous regardons un peu la télévision mais mes yeux se ferment. Une fête de famille, c'est fatigant. Au lit. Je ne tarde pas à m'endormir, cette fois. Le jetlag est fini ! PAR JONAS CRÉTEUR