On n'avait jamais vécu ça. Tout a commencé cette saison avec les prises de bec entre Benoît Thans et Stéphane Pauwels et ça c'est terminé le week-end dernier avec un bombardement de VOO/Betv sur Belgacom. Notre Série TV sur les soubresauts du PAF (paysage audio-visuel footballistique) suite au nouveau contrat TV ne pouvait tomber mieux.
...

On n'avait jamais vécu ça. Tout a commencé cette saison avec les prises de bec entre Benoît Thans et Stéphane Pauwels et ça c'est terminé le week-end dernier avec un bombardement de VOO/Betv sur Belgacom. Notre Série TV sur les soubresauts du PAF (paysage audio-visuel footballistique) suite au nouveau contrat TV ne pouvait tomber mieux. D'abord, Michel Lecomte, chef du service des sports de la RTBF, notre Fantasio des ondes (toujours souriant et policé comme le binôme historique de Spirou) a gardé l'église au milieu du PAF dans le numéro du 22 juin. Il avait surtout parlé de la grand-messe du lundi soir, de ce que la nouvelle donne contractuelle n'allait pas changer pour la RTBF mais aussi des difficultés journalistiques face aux ukases de directeurs de com' des clubs qui se la pètent. Il avait par contre beaucoup temporisé par rapport à l'éventuelle saison de trop de Pauwels. Prudence, prudence. Laurent Haulotte, le patron des sports de RTL, marchait lui aussi sur un tapis d'£ufs la semaine suivante, genre -Pauwels chez nous ? Jamais... Mais il ne niait pas que la marque RTL continuait à vouloir persuader les amateurs de foot de la considérer avec le respect dû aux transmetteurs de Champions League et des Diables Rouges. Sans oublier de vouloir s'attaquer aux programmes radio de la RTBF. Jusque-là, une courtoisie exquise présidait au débat entre les chaînes. Et puis, le landernau a été secoué par l'annonce de l'interview exclusive de Stef Pauwels (aussi un de nos consultants), transféré du Boulevard Reyers vers RTL. " Pauwels non censuré " en couverture du 6 juillet, ça en jetait. Le répondant était au rendez-vous sur cinq pages. Stef ne cachait rien de ses clashs à l'antenne et hors antenne avec quelques personnes (on allait écrire équipiers...) de Studio1/La Tribune, de ses remerciements éternels à Lecomte pour l'avoir révélé sur antenne mais aussi sur les limites de ce que Reyers lui proposait pour l'avenir. Pauwels se sentait grandir et c'est vrai qu'après avoir fait le buzz le lundi en TV, il avait récidivé en radio le dimanche Mais il voulait cesser d'être un sniper et raconter de belles histoires en TV dans un autre registre, celui de la souffrance dans la vraie vie, hors foot. Bref, son envie de passer de l'usine RTBF au laboratoire RTL lui sortait par tous les pores depuis longtemps. Cela dit, et même si on n'avait jamais vécu un mercato aussi chaud (le passage de Marc Delire vers Belgacom n'avait pas atteint un degré sur l'échelle de Richter à l'époque), on restait dans une concurrence assez saine et loyale. Si, si... Rien ne nous préparait à l'attaque atomique de ce numéro, menée par Christian Loiseau, directeur des programmes de VOO/Betv, allumé par une interview de Delire publiée sur notre site et dupliquée en Zapping plus loin. Loiseau estime que Delire manque de fair-play mais en a-t-il lui-même ? On vous laisse juge. Cela dit, comme Betv a dû souffrir quand Belgacom avait remporté les droits sur le foot belge ! La riposte est à la hauteur de ce qui a été ressenti. Finalement, il ne reste quasi plus rien à Belgacom Le week-end dernier, VOO a quasi signé un contrat d'exclusivité avec le Standard pour toute la saison, préliminaires de Champions et Europa League compris. Tout bénéfice pour le supporter du Standard qui ne doit plus acheter qu'un décodeur et succès total des juristes de VOO/Betv qui ont lu le contrat avec la Ligue Pro dans les moindres détails pour en extirper ce qu'ils voulaient. Un joli remake des test-matches d'il y a deux ans, quand les abonnés de Belgacom TV avaient vu filer sous leur nez les duels Standard-Anderlecht achetés par Betv... qui avait mieux lu le contrat. On peut penser que Belgacom était un peu rassasié par rapport à son objectif de départ, l'achat des droits du foot devaient servir à démontrer l'efficacité de sa technologie télé sur internet. Et cela explique que VOO soit dans une logique aussi agressive actuellement. Mais les effets collatéraux sont multiples. Comme pour La Tribune où on refait l'équipe en laissant les connotés Belgacom au vestiaire puisque les images des meilleurs matches appartiennent maintenant à VOO/Betv. On a envie de terminer sur une citation latine à la Bart De Wever mais on vous épargne ça... On espère simplement qu'à la reprise du championnat, les télés auront récupéré leur capital sympathie. PAR JOHN BAETEOn espère qu'à la reprise, les télés auront récupéré leur capital sympathie.