La semaine zébrée a mis à mal la fameuse cohérence prônée au quotidien par Felice Mazzù. Privé d' Ali Gholizadeh, le pied en attelle, le coach a également dû composer avec les absences de Massimo Bruno, malade et sous antibiotiques jusqu'à la veille du match contre Gand, et de David Henen, gêné par une petite blessure.
...

La semaine zébrée a mis à mal la fameuse cohérence prônée au quotidien par Felice Mazzù. Privé d' Ali Gholizadeh, le pied en attelle, le coach a également dû composer avec les absences de Massimo Bruno, malade et sous antibiotiques jusqu'à la veille du match contre Gand, et de David Henen, gêné par une petite blessure. Désireux de ne pas bouleverser ses principes pour un seul match, fût-il capital dans la course au top 6, Mazzù a préparé ses hommes en 5-3-2 pour ne pas devoir titulariser des joueurs absents lors de la quasi-totalité de la semaine d'entraînement. Sortis du banc à une vingtaine de minutes du terme, alors que les Zèbres maintenaient le 0-0, Bruno et Henen ont participé au sprint final des Carolos, finalement venus à bout de Gand. Le plan, aidé par les absences défensives gantoises et le manque de danger offensif créé par les hommes de Jess Thorup, a pris des allures de scénario parfait. Également privé de Marco Ilaimaharitra, suspendu, Mazzù a piqué l'orgueil de ses hommes par la vidéo, comme il aime le faire pour les transcender avant une rencontre importante. Cette fois, c'est la RTBF qui lui a servi de support, plus précisément le début de La Tribune. Amenés à faire leurs pronostics sur les équipes qui manqueront le bon wagon du top 6, Philippe Albert, Stephan Streker et Nordin Jbari ont pointé le nom de Charleroi. Une séquence utilisée par Mazzù pour demander à ses hommes de prouver au trio de consultants qu'il faudrait bien compter avec les Zèbres jusqu'au bout. Déforcée sur le plan qualitatif, en souffrance pour se créer des occasions, l'équipe s'est transcendée pour tenir le coup, jusqu'au but libérateur de Victor Osimhen. Le Nigérian est définitivement la trouvaille de l'été carolo, et la levée de son option d'achat, estimée autour de trois millions d'euros, devrait bientôt en faire le transfert le plus cher de l'histoire du club. De quoi détrôner un Adama Niane cantonné au banc de touche, qui cachait mal sa lourde déception au moment où ses coéquipiers fêtaient la victoire face aux Buffalos.