Deux abandons, une 18e place à Bahreïn et une 12e place en Espagne. En Chine et à Monaco, où Daniel Ricciardo s'était imposé l'année dernière au volant de sa Red Bull, il a dû se contenter d'une 7e puis d'une 9e place. L'Australien, qui aura 30 ans la semaine prochaine, s'imaginait autrement son transfert chez Renault. " Je rêve d'offrir à cette écurie de nouvelles victoires et de nouveaux titres ", avait-il déclaré lors de la présentation de son nouveau bolide. Il a enterré son rêve. Son coéquipier Nico Hülkenberg est également confronté aux limites de la monoplace. L'année passée, il avait mené Renault à la quatrième place en constructeurs mais avec près de 300 points de retard sur le troisième, Red Bull.

" C'est un projet à long terme ", avait déclaré Ricciardo pour justifier son choix étonnant. Cyril Abiteboul, le patron de l'écurie, avait également demandé un peu de patience. Depuis les deux derniers titres mondiaux de Fernando Alonso (2005, 2006), le constructeur français n'est plus nulle part mais grâce à une injection de fonds et à l'expérience de l'Australien, l'équipe devrait à nouveau être concurrentielle en 2020. " Cette saison, nous espérons diminuer le gouffre qui nous sépare de Red Bull. Peut-être pourrons nous même inverser les rôles ", disait-il en février. Quatre mois plus tard, il n'y a plus trace du moindre optimisme au sein de l'équipe. Le gouffre s'est même approfondi. " Je ne veux pas rouler pour une équipe qui se contente de la quatrième place en fin de saison. "

Il a déjà foncé à quatre reprises vers le podium dans les rues de Monaco mais cette fois, il a dû se satisfaire d'un 6e chrono en qualifications. Des erreurs tactiques de l'écurie lui ont encore coûté trois places supplémentaires. " C'est très frustrant. je suis très fâché, en effet. " Ce sont là des propos étonnamment durs de l'Australien, un bon vivant qui se promène avec un large sourire dans le paddock, les week-ends de course. Il semble même apathique mais ce n'est qu'une apparence. Son entraîneur personnel, Stuart Smith, l'a surnommé Honey Badger ( ratel, ndlr). " Une bestiole qui a l'air très gentille mais qui est en fait sans pitié, dure et qui ne redoute rien. "

Il en est à 9 saisons de F1. Il compte 7 victoires et 29 podiums. C'est beaucoup trop peu pour un pilote dépeint par ses collègues comme " une machine à dépasser dénuée de pitié ". Pour autant que le moteur le suive. C'est précisément là que le bât blesse, depuis des années. Ou, pour reprendre les termes d'Abiteboul : " Qu'il blessait. "

Il a terminé 6e au GP du Canada, avec un moteur adapté et de nouveaux éléments de châssis. C'est son meilleur résultat de la saison. " En course, nous ne sommes pas inférieurs à Ferrari et Mercedes mais en qualifications, les Italiens sont plus rapides. Mes deux pilotes disent qu'ils remarquent la différence de puissance. " À vérifier dans les prochains mois.

Deux abandons, une 18e place à Bahreïn et une 12e place en Espagne. En Chine et à Monaco, où Daniel Ricciardo s'était imposé l'année dernière au volant de sa Red Bull, il a dû se contenter d'une 7e puis d'une 9e place. L'Australien, qui aura 30 ans la semaine prochaine, s'imaginait autrement son transfert chez Renault. " Je rêve d'offrir à cette écurie de nouvelles victoires et de nouveaux titres ", avait-il déclaré lors de la présentation de son nouveau bolide. Il a enterré son rêve. Son coéquipier Nico Hülkenberg est également confronté aux limites de la monoplace. L'année passée, il avait mené Renault à la quatrième place en constructeurs mais avec près de 300 points de retard sur le troisième, Red Bull. " C'est un projet à long terme ", avait déclaré Ricciardo pour justifier son choix étonnant. Cyril Abiteboul, le patron de l'écurie, avait également demandé un peu de patience. Depuis les deux derniers titres mondiaux de Fernando Alonso (2005, 2006), le constructeur français n'est plus nulle part mais grâce à une injection de fonds et à l'expérience de l'Australien, l'équipe devrait à nouveau être concurrentielle en 2020. " Cette saison, nous espérons diminuer le gouffre qui nous sépare de Red Bull. Peut-être pourrons nous même inverser les rôles ", disait-il en février. Quatre mois plus tard, il n'y a plus trace du moindre optimisme au sein de l'équipe. Le gouffre s'est même approfondi. " Je ne veux pas rouler pour une équipe qui se contente de la quatrième place en fin de saison. " Il a déjà foncé à quatre reprises vers le podium dans les rues de Monaco mais cette fois, il a dû se satisfaire d'un 6e chrono en qualifications. Des erreurs tactiques de l'écurie lui ont encore coûté trois places supplémentaires. " C'est très frustrant. je suis très fâché, en effet. " Ce sont là des propos étonnamment durs de l'Australien, un bon vivant qui se promène avec un large sourire dans le paddock, les week-ends de course. Il semble même apathique mais ce n'est qu'une apparence. Son entraîneur personnel, Stuart Smith, l'a surnommé Honey Badger ( ratel, ndlr). " Une bestiole qui a l'air très gentille mais qui est en fait sans pitié, dure et qui ne redoute rien. " Il en est à 9 saisons de F1. Il compte 7 victoires et 29 podiums. C'est beaucoup trop peu pour un pilote dépeint par ses collègues comme " une machine à dépasser dénuée de pitié ". Pour autant que le moteur le suive. C'est précisément là que le bât blesse, depuis des années. Ou, pour reprendre les termes d'Abiteboul : " Qu'il blessait. " Il a terminé 6e au GP du Canada, avec un moteur adapté et de nouveaux éléments de châssis. C'est son meilleur résultat de la saison. " En course, nous ne sommes pas inférieurs à Ferrari et Mercedes mais en qualifications, les Italiens sont plus rapides. Mes deux pilotes disent qu'ils remarquent la différence de puissance. " À vérifier dans les prochains mois.