La Pologne a été la première nation européenne à se qualifier, aisément même, pour le Mondial, alors qu'elle figurait dans un groupe très fort. La Finlande a été parmi les premières éliminées, mais elle est apparue sous un tout autre jour ensuite, dans ses matches amicaux, notamment contre la Belgique. L'Allemagne, qui se produisait pour la première fois à Rostock, dans l'ancienne RDA, a bien gagné 4-2 face a...

La Pologne a été la première nation européenne à se qualifier, aisément même, pour le Mondial, alors qu'elle figurait dans un groupe très fort. La Finlande a été parmi les premières éliminées, mais elle est apparue sous un tout autre jour ensuite, dans ses matches amicaux, notamment contre la Belgique. L'Allemagne, qui se produisait pour la première fois à Rostock, dans l'ancienne RDA, a bien gagné 4-2 face aux Etats-Unis mais que représente cette victoire quand on n'a besoin que de sept minutes pour passer de 1-1 à 4-1? Ces résultats ne sont pourtant pas dénués de toute signification. Le Japon, le premier adversaire des Belges au Mondial, a battu la Pologne, grâce à des buts de Nakata et de Takahara. L'équipe de Philippe Troussier a évolué avec un enthousiasme et un fanatisme irrésistibles. A cause de sa modeste carrière de joueur, Troussier a dû emprunter moult détours pour se forger une place parmi l'élite des entraîneurs. Il a essuyé pas mal de claques avec le Japon, notamment un revers 5-1 face à l'Argentine et un 5-0 bien tassé contre la France. Au Pays du Soleil Levant, de telles défaites constituent un scandale, bien plus qu'ailleurs. Non, Robert Waseige ne doit pas s'imaginer que le match d'ouverture, le 4 juin à Saitama, sera une tâche aisée. Au contraire, l'équipe de Troussier est tout à fait capable de battre la Belgique avec ses propres armes, la volonté et l'acharnement. De tous les favoris, c'est la France qui a laissé la meilleure impression. Lorsque ses légionnaires convergent des quatres coins de l'Europe vers le Stade de Frace, fût-ce pour un simple match de préparation, ils sont accueillis avec ferveur par 80.000 compatriotes. Le champion du monde met un point d'honneur à les gâter. Même si les clubs français ne se portent pas bien, dans la douce France, même si la Ligue Professionnelle et la Fédération sont en conflit, comme d'ailleurs les clubs et les arbitres, les arbitres et les joueurs, et que l'état financier des clubs est parfois dramatique, l'équipe nationale poursuit sur sa lancée.Mick Michels,