L'Antwerp et le Club Bruges ont chacun reçu 19.800 tickets. Le Club a déjà cessé d'en vendre, ayant beaucoup d'abonnés. L'Antwerp a commencé à vendre les billets le 20 février, en accordant la priorité aux abonnés et aux membres des clubs de supporters. Il aura tout écoulé cette semaine. Lundi, il y avait encore une petite chance qu'on vende des billets à la pièce mais ils seraient peu nombreux. Ce sera la fête à Bruxelles et personne ne veut la manquer.
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L'Antwerp et le Club Bruges ont chacun reçu 19.800 tickets. Le Club a déjà cessé d'en vendre, ayant beaucoup d'abonnés. L'Antwerp a commencé à vendre les billets le 20 février, en accordant la priorité aux abonnés et aux membres des clubs de supporters. Il aura tout écoulé cette semaine. Lundi, il y avait encore une petite chance qu'on vende des billets à la pièce mais ils seraient peu nombreux. Ce sera la fête à Bruxelles et personne ne veut la manquer. L'Antwerp a renoué avec la victoire samedi, 3-1 contre Ostende, grâce à trois buts de Dieumerci Mbokani. Il n'avait plus gagné de match depuis le 6 février et le match retour des demi-finales de Coupe à Courtrai (0-1, but de Lior Refaelov). Mbokani n'avait plus marqué de but dans le champ depuis le samedi 21 novembre en championnat mais il avait trouvé le chemin des filets au match aller de Coupe contre Courtrai et converti deux penalties. Il en avait raté un contre Charleroi. Plus de succès depuis la qualification en Coupe, plus de goals pour Mbokani depuis le Soulier d'Or : ça ressemble à de la décompression. À de la déception personnelle dans un cas, à l'obsession de la finale dans l'autre : les supporters ne pensent qu'à ça depuis des semaines. C'est le deuxième passage à vide de l'Antwerp cette saison. Après un excellent début, il a coincé entre la neuvième et la quinzième journée, en octobre. Un 6 sur 18 a renvoyé l'équipe de la deuxième à la quatrième place. Sa victoire contre le Club - la seule défaite du leader en championnat- a induit le revirement. L'Antwerp a signé une série de neuf matches sans défaite et s'est qualifié pour la finale de la Coupe. Sa série a connu une fin controversée début février à Bruges. Il y a plus de différences que de parallèles avec le présent : en automne, il devait intégrer de nouveaux joueurs. Leur manque de rythme et la nervosité suscitée par les frasques de Lamkel Zé ont remis l'entraîneur en question. Ça a moins été le cas au second creux de la vague, contre des adversaires de calibre comme le Club, Charleroi, Genk et le Standard, malgré un 2 sur 12. Le creux a alors été moins flagrant. Bölöni n'a été quelque peu critiqué qu'après la défaite au Standard. Lamkel Zé n'a plus brillé du même éclat et n'a plus dérapé. Il bénéficie d'un suivi quotidien, qui lui évite tout énervement, surtout sur le plan administratif. Le Camerounais n'est pas le seul à être épaulé : Miyoshi, qui ne parle que japonais, et Buta (portugais) ont également besoin d'aide. Laszlo Bölöni arrive en fin de contrat. Le club affirme ne pas vouloir se presser dans le dossier. Luciano D'Onofrio est favorable à une reconduction. Une victoire en Coupe renforcerait la position de l'entraîneur. Comme de bonnes prestations en play-offs. L'Antwerp va-t-il prolonger son contrat avant ou après la phase finale ? Chaque stratégie a du pour et du contre. L'Antwerp refuse aussi toute pression dans le dossier médiatique. On n'attend plus que son accord pour le nouveau contrat. Les discussions sont en cours, sans plus. La victoire du Great Old contre Ostende marque-t-elle sa résurrection ? On le saura samedi, à Courtrai, un déplacement difficile, d'autant que Courtrai veut prendre sa revanche suite à son élimination en Coupe. La saison passée, à ce moment, l'Antwerp tenait son billet pour les PO1. Bolöni a commencé à faire tourner son noyau, a ménagé ceux qui risquaient une suspension et l'Antwerp a essuyé deux revers, dont un à Courtrai. Il a reculé au classement et a arraché un billet européen de justesse, via les barrages. Il ne peut plus s'exposer au même sort. Avec 50 points, il compte une unité de plus que la saison passée au même stade de la compétition. Il s'expose à nouveau au péril de la rotation mais avec un match par semaine jusqu'à la finale de la Coupe, ça ne devrait pas poser de problème. Il n'y a aucune raison de dissocier plus longtemps le duo gagnant Mbokani-Refaelov, absent lors des défaites au Club et au Standard. Du moins à nos yeux. Mais parfois, les voies d'un entraîneur sont impénétrables.