Il y a une semaine, la FIFA, par la voix du juge unique de la Commission du statut du joueur, le Tunisien Slim Aloulou, a décrété que " tous les clubs avaient l'obligation de mettre leurs joueurs de moins de 23 ans à la disposition des équipes nationales pour le tournoi olympique de football masculin ". Car à force d'entendre les clubs allemands (le Werder Brême pour Dusan Tosic et Diego, Schalke pour Rafinha et Hambourg pour Vincent Kompany), Barcelone pour Lionel Messi et Nantes pour ses deux joueurs serbes, on avait perdu de vue que la FIFA av...

Il y a une semaine, la FIFA, par la voix du juge unique de la Commission du statut du joueur, le Tunisien Slim Aloulou, a décrété que " tous les clubs avaient l'obligation de mettre leurs joueurs de moins de 23 ans à la disposition des équipes nationales pour le tournoi olympique de football masculin ". Car à force d'entendre les clubs allemands (le Werder Brême pour Dusan Tosic et Diego, Schalke pour Rafinha et Hambourg pour Vincent Kompany), Barcelone pour Lionel Messi et Nantes pour ses deux joueurs serbes, on avait perdu de vue que la FIFA avait déjà émis ce souhait. Rien de neuf si ce n'est que cette fois-ci, la fédération mondiale crie haut et fort, menaçant les clubs incriminés de sanction en cas de non-respect du règlement. Du côté belge, cela place désormais l'Union Belge en position de force pour réclamer ses joueurs. Mais cette décision tombe un peu tard puisqu'en bonne terre de compromis, la Belgique avait trouvé un accord avec les clubs belges mais également avec Hambourg. Désormais, la fédération est tenue de respecter cet accord alors que la décision de la FIFA la place en position confortable en cas de clash avec les clubs. De quoi se mordre les doigts ? " Pas du tout ", explique le directeur technique de l'URBSFA, Michel Sablon, " L'accord avec les clubs belges n'a rien à voir avec les règlements FIFA. Il a été entériné en février et on a convenu de limiter le nombre de joueurs appartenant à la même formation à deux. Afin de protéger les clubs belges. On a essayé de ne pas trop déforcer certains clubs comme par exemple le Standard qui dispute les préliminaires de la Ligue des Champions. Mais, c'est clair qu'il n'y a pas de solution idéale pouvant satisfaire tout le monde ". Cette décision permet également à l'Union Belge d'être plus ferme dans les dossiers Kompany et Marouane Fellaini en les obligeant à rester en Chine tant qu'il y a de l'enjeu. A moins que la fédération ne s'en tienne au compromis. Néanmoins, on ne peut s'empêcher de regretter l'absence de certains joueurs due à cet accord. Cela prive l'équipe nationale de forces vives là où le Brésil et l'Argentine ne se sont pas souciés une seconde des revendications des clubs. Sablon : " C'est faux. Je vois quand même que le Brésil a lâché du lest puisque Kaka ne fait finalement pas partie de la liste brésilienne. Cependant, on ne doit pas se tromper. Le problème de fond se situe dans le fait que des compétitions importantes se déroulent en même temps que les Jeux Olympiques ", ajoute Sablon. L'exemple du médian de Milan n'est peut-être pas bien choisi car Kaka a été opéré juste à la fin du championnat et vient à peine de reprendre l'entraînement. Il n'était probablement pas très judicieux de l'envoyer disputer un tel tournoi après plusieurs mois de revalidation. De quoi faire réfléchir la FIFA pour les prochains JO ? " Je ne pense pas. Si la FIFA décide de ne pas organiser d'autres compétitions en même temps que la JO, elle permet à l'événement olympique de rentrer en concurrence avec la Coupe du Monde. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que la FIFA a obligé les clubs à libérer leurs joueurs de -23 ans tardivement. Elle n'a pris cette décision qu'une fois les listes de sélectionnés déjà clôturées ". Une hypocrisie de la FIFA ? " C'est vous qui le dites ", conclut Sablon.