Les opposants à Arsène Wenger ne ménagent pas leur peine, pour éviter qu'il ne prolonge à Arsenal. Ils ont même équipé des avions de banderoles : No contract, Wenger out. L'un d'eux a survolé le stade pendant le match à West Brom. Wenger a prétendu l'avoir à peine remarqué : " Je suivais le match. " Un match durant lequel Arsenal a monopolisé le ballon 77 % du temps pour être battu. La possession du ballon ne veut plus rien dire, regardez Juventus-Barça.
...

Les opposants à Arsène Wenger ne ménagent pas leur peine, pour éviter qu'il ne prolonge à Arsenal. Ils ont même équipé des avions de banderoles : No contract, Wenger out. L'un d'eux a survolé le stade pendant le match à West Brom. Wenger a prétendu l'avoir à peine remarqué : " Je suivais le match. " Un match durant lequel Arsenal a monopolisé le ballon 77 % du temps pour être battu. La possession du ballon ne veut plus rien dire, regardez Juventus-Barça. Les Gunners vont devoir se battre, dans les prochains jours, pour ce qui était considéré comme un acquis depuis des décennies : une place parmi les quatre premiers. L'équipe aligne trop de gendres parfaits qui ne mettent pas le pied et recèle trop peu de véritables leaders, ont conclu les observateurs. Des transferts décevants - Xhaka, Mustafi et Perez l'été dernier -, pas de véritable médian défensif, Kanté ayant rejoint Chelsea, trop de blessés - quand Koscielny ne joue pas, la défense est une passoire et l'entrejeu ne peut pas se passer du trentenaire Cazorla - et trop de matches médiocres du meneur, Özil. D'ailleurs, celui-ci, comme l'avant Alexis Sanchez, est à un an du terme de son contrat, qui n'a pas encore été reconduit. Tout dépend de la décision que doit prendre le club, de toute urgence, au sujet d'Arsène Wenger. Il est en poste depuis 1996 et en fin de contrat. Il y a un mois, le Français avait déclaré : " Nous devrions prendre une décision rapidement. " Ce n'est pas encore le cas. Une petite partie des supporters souhaite qu'il reste, la majorité veut voir une nouvelle tête, d'autant que Conte a mué un Chelsea très décevant en équipe invincible en moins d'une saison. Mais que veulent les patrons ? L'actionnaire minoritaire ouzbèke Uzmanov veut que le club soit plus ambitieux sur le marché des transferts et que Wenger prépare sa succession mais malgré ses 30 %, l'homme n'a rien à dire. Il ne siège même pas au Board. Stan Kroenke, qui pèse 66 %, décide de tout. L'Américain est un homme prudent : le club doit s'autofinancer. Pour lui, Wenger peut rester : il tient bien les cordons de la bourse et a opéré de bons transferts sortants quand le club avait besoin d'argent pour le stade. Le club voudrait surtout que le backroom staf de l'Alsacien soit secoué et renouvelé, ce que se refuse à faire Wenger, d'un naturel fidèle. Quoi qu'il en soit, Arsenal doit se battre pour la quatrième place et la Ligue des Champions. Arsenal n'a plus été champion depuis 2004 mais il faut remonter à 1996 pour le trouver au-delà du top quatre ! Il lui reste, peut-être, un prix de consolation : la FA Cup. Récemment, Manchester City et Arsenal se sont affrontés en championnat. Score final : 2-2, Arsenal était alors revenu deux fois à la marque. PETER T'KINT