Les huit premiers Grands Prix de F1 ont déjà disparu du calendrier, un événement inédit en septante ans d'histoire, et on ne sait pas encore quand la saison pourra débuter. Melbourne et Monte Carlo, l'icône de la Formule 1, sont définitivement annulés. Le CEO Chase Carey cherche une solution pour les six autres courses. La semaine dernière, il reportait ses espoirs de début de compétition sur le GP du Canada, programmé le 14 juin, mais il a revu ses ambitions et espère reprendre " en été ".

Cette saison, le Formule One Group a déjà perdu les fees des circuits, en moyenne vingt millions d'euros, et les rentrées issues des annonces, du sponsoring et de l' hospitality, qui ont généré 20% des 1,8 milliard d'euros récolté la saison passée. L'homme d'affaires irlando-américain craint de perdre, en plus des 360 millions déjà disparus, les 550 millions des promoteurs des courses.

Pour l'instant, les droits de retransmission, qui génèrent 700 millions d'euros par an, ne sont pas menacés. À moins qu'il y ait moins de quinze Grands Prix. Dans ce cas, une clause du contrat TV stipule que le montant est partiellement réduit. C'est pour ça que Carey ne cesse de répéter qu'il " y aura au moins entre 15 et 18 Grands Prix cette saison. " Mais il dépend des autorités nationales et de la manière dont elles appréhendent les risques liés à la pandémie. Certains pays jugeront irresponsable de rassembler jusqu'à 200.000 fans de sport automobile en un week-end. D'autres ont fermé leurs frontières pour une durée indéterminée.

Le temps ne joue pas en faveur de Carey. Les analystes qui ont discuté avec les virologues estiment qu'il y a peu de chance qu'on organise un Grand Prix avant mi-août. Ça signifierait que les GP du Canada, de France, d'Autriche, de Grande-Bretagne et de Hongrie seraient reportés ou annulés. Spa-Francorchamps ouvrirait alors la saison le 30 août. Il resterait 17 week-ends jusqu'en décembre mais les observateurs ne voient pas comment tout le circuit peut se déplacer de semaine en semaine. De plus, si la Grande-Bretagne, l'Italie et la Suisse, les trois nations qui abritent la plupart des écuries, n'ont pas vaincu le virus d'ici là, il sera irresponsable de faire voyager des cohortes de personnel à l'autre bout du monde.

Bernie Ecclestone, l'Anglais qui a dirigé la F1 d'une main de fer pendant quarante ans et l'a cédée en janvier 2017 au Liberty Media Group, se fait également de gros soucis. " Le coronavirus est la pire menace à laquelle notre sport ait jamais été confronté ", a déclaré Ecclestone, en quarantaine dans sa plantation de café au Brésil, au Daily Mail. Les actions de la F1, réparties entre différentes sociétés, ont chuté de 44% en deux mois. " Je ne vois pas comment meubler les prochains mois, sans savoir si le public pourra venir ou si on décalera certaines courses en hiver. On ne peut quand même pas organiser un Grand Prix par moins dix degrés ? "

Les huit premiers Grands Prix de F1 ont déjà disparu du calendrier, un événement inédit en septante ans d'histoire, et on ne sait pas encore quand la saison pourra débuter. Melbourne et Monte Carlo, l'icône de la Formule 1, sont définitivement annulés. Le CEO Chase Carey cherche une solution pour les six autres courses. La semaine dernière, il reportait ses espoirs de début de compétition sur le GP du Canada, programmé le 14 juin, mais il a revu ses ambitions et espère reprendre " en été ". Cette saison, le Formule One Group a déjà perdu les fees des circuits, en moyenne vingt millions d'euros, et les rentrées issues des annonces, du sponsoring et de l' hospitality, qui ont généré 20% des 1,8 milliard d'euros récolté la saison passée. L'homme d'affaires irlando-américain craint de perdre, en plus des 360 millions déjà disparus, les 550 millions des promoteurs des courses. Pour l'instant, les droits de retransmission, qui génèrent 700 millions d'euros par an, ne sont pas menacés. À moins qu'il y ait moins de quinze Grands Prix. Dans ce cas, une clause du contrat TV stipule que le montant est partiellement réduit. C'est pour ça que Carey ne cesse de répéter qu'il " y aura au moins entre 15 et 18 Grands Prix cette saison. " Mais il dépend des autorités nationales et de la manière dont elles appréhendent les risques liés à la pandémie. Certains pays jugeront irresponsable de rassembler jusqu'à 200.000 fans de sport automobile en un week-end. D'autres ont fermé leurs frontières pour une durée indéterminée. Le temps ne joue pas en faveur de Carey. Les analystes qui ont discuté avec les virologues estiment qu'il y a peu de chance qu'on organise un Grand Prix avant mi-août. Ça signifierait que les GP du Canada, de France, d'Autriche, de Grande-Bretagne et de Hongrie seraient reportés ou annulés. Spa-Francorchamps ouvrirait alors la saison le 30 août. Il resterait 17 week-ends jusqu'en décembre mais les observateurs ne voient pas comment tout le circuit peut se déplacer de semaine en semaine. De plus, si la Grande-Bretagne, l'Italie et la Suisse, les trois nations qui abritent la plupart des écuries, n'ont pas vaincu le virus d'ici là, il sera irresponsable de faire voyager des cohortes de personnel à l'autre bout du monde. Bernie Ecclestone, l'Anglais qui a dirigé la F1 d'une main de fer pendant quarante ans et l'a cédée en janvier 2017 au Liberty Media Group, se fait également de gros soucis. " Le coronavirus est la pire menace à laquelle notre sport ait jamais été confronté ", a déclaré Ecclestone, en quarantaine dans sa plantation de café au Brésil, au Daily Mail. Les actions de la F1, réparties entre différentes sociétés, ont chuté de 44% en deux mois. " Je ne vois pas comment meubler les prochains mois, sans savoir si le public pourra venir ou si on décalera certaines courses en hiver. On ne peut quand même pas organiser un Grand Prix par moins dix degrés ? "