"Nous n'avons pas retrouvé l'élan de la saison dernière. C'est comme ça et nous ne devons pas nous voiler la face ", a déclaré le gardien Colin Coosemans après avoir délivré un assist à Elias Cobbaut, qui a ainsi égalisé 2-2 alors que l'Excel Mouscron avait mené 2-0. " Le vestiaire s'était fixé un objectif pendant la préparation : gagner autant de points que la saison passée, soit 48. Normalement, c'est suffisant pour participer aux PO1. Maintenant, nous devons mettre nos projets de côté et essayer de retrouver la recette qui a fait notre succès la saison passée. "
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"Nous n'avons pas retrouvé l'élan de la saison dernière. C'est comme ça et nous ne devons pas nous voiler la face ", a déclaré le gardien Colin Coosemans après avoir délivré un assist à Elias Cobbaut, qui a ainsi égalisé 2-2 alors que l'Excel Mouscron avait mené 2-0. " Le vestiaire s'était fixé un objectif pendant la préparation : gagner autant de points que la saison passée, soit 48. Normalement, c'est suffisant pour participer aux PO1. Maintenant, nous devons mettre nos projets de côté et essayer de retrouver la recette qui a fait notre succès la saison passée. " Le gardien met le doigt sur la plaie. La saison dernière, Malines s'est imposé sept fois avec un but d'écart et Coosemans a été le roi des clean sheets : il n'a pas encaissé de but dans la moitié des 28 matches disputés et, au total, les portiers malinois ont préservé leurs filets à 19 reprises. Si on compare les neuf adversaires de cette saison avec ceux de la saison précédente, en remplaçant Westerlo, descendu, par l'Antwerp, le bilan est moins bon : huit points sur 27 contre treize sur 27 il y a un an. Depuis le début du championnat, Yannick Ferrera a déjà eu recours à vingt joueurs. L'ambitieux entraîneur voulait modifier son style de jeu cette année, en développant un football dominateur, basé sur la possession du ballon, au lieu de laisser ses défenseurs balancer des longs ballons vers des avants rapides, comme Nicolas Verdier la saison dernière, ou en disputant beaucoup de duels dans l'entrejeu. Le passionné de football qu'est l'Hispano-Belge voulait rendre son jeu plus attractif. Le bât blesse depuis la préparation. En cause, la condition. En raison des blessures de joueurs déterminants comme Mats Rits, Seth De Witte et Ahmed El Messaoudi, mais aussi parce que Rob Schoofs, Andy Kawaya et Nicklas Pedersen, qui doivent s'intégrer, manquaient clairement de temps de jeu et de rythme. En outre, Dimitrios Kolovos n'a opéré son retour dans un match amical que la semaine dernière, après sept mois d'inactivité, suite à une déchirure des ligaments croisés. Le Grec peut combler une lacune : au poste de second avant, en décrochage, il peut peser sur la défense adverse par ses infiltrations et son opportunisme. Les formalités liées à l'affiliation de l'arrière droit croate Ivan Tomecak, transféré fin août d'Al Nasr Riyadh, en Arabie saoudite, s'éternisent. Faycal Rherras a eu des problèmes de poids et d'adaptation, ce qui a incité le noyau à demander la réintégration de Laurens Paulussen, versé dans le noyau B. Celui-ci a d'emblée effectué une entrée au jeu satisfaisante contre Saint-Trond. Le back, d'un tempérament offensif, doit accroître la concurrence, en attendant un éventuel transfert en janvier. En opérant une pression élevée, Malines s'est avéré très fragile à la transition. L'équipe a été menée dans sept des neuf matches de championnat mais est parvenue à arracher un nul à cinq reprises, grâce à la passion et à l'enthousiasme que lui insuffle Ferrera. L'entraîneur n'est revenu à la recette à succès de l'an dernier que lors de la première victoire de la saison, contre Saint-Trond : un pressing au milieu du terrain, une meilleure organisation, avec moins d'espaces et des lignes plus courtes, afin de mieux frapper en contre. Un jeu propre, mal récompensé. C'est en gros le résumé des dernières journées. Sur ses terres, Malines s'est créé les meilleures occasions face à l'Antwerp mais s'est incliné 1-2. Il a également dominé le jeu de la première à la dernière minute contre Ostende, lanterne rouge, mais après 90 minutes, le score était de 1-1. " Nous devons retrouver le flow qui nous a permis de nous sublimer et de faire douter nos adversaires devant leur incapacité à marquer ", déclare Coosemans. Yohan Croizet symbolise le manque d'efficacité actuel. Le médian offensif français apporte un plus grâce à son excellente touche de balle et à sa lecture du jeu mais sans encore aboutir à des assists ni à des buts. Après neuf journées, le stratège de 25 ans, considéré comme le successeur de Sofiane Hanni, présente un bulletin vierge. En outre, Malines n'a pas de véritable killer en attaque, suite à la méforme de SilvèreGanvoula, Pedersen et StefanDrazic. Hassane Bandé est le seul à avoir révélé son potentiel, avec quatre buts en cinq matches, mais il est encore en plein développement. Malines sait pertinemment que sombrer dans la précipitation n'arrangerait rien. Il s'agit avant tout de conserver son calme. " Il n'y a pas la moindre nervosité ", raconte Ferrera. " Tout le monde est animé d'une grande envie. Nous avons encore du pain sur la planche. Ne jamais se plaindre, être toujours prêt à aider son équipe, voilà nos valeurs et celles de nos supporters. " PAR FRÉDÉRIC VANHEULE - PHOTO BELGAIMAGE" Nous devons retrouver le flow qui nous sublimait. " - Colin Coosemans