Il y a deux semaines, lors d'une interview à la radio, Bart Verhaeghe déclarait qu'il faudrait attendre le mois d'octobre pour voir la griffe de Philippe Clement sur Bruges. Le président s'est-il trompé ? Alors qu'on n'en est qu'au début du championnat, le club de la Venise du Nord affiche déjà un air triomphaliste. Il n'a pourtant encore affronté que Waasland-Beveren et Saint-Trond, qui n'étaient pas des foudres de guerre. Mais les Bleu et Noir pratiquent un football mobile et personne ne peut nier qu'ils dominent actuellement le championnat. Reste à voir si les joueurs seront capables de reproduire cela sur la scène européenne. On y voit déjà un peu plus clair à ce sujet depuis hier et le match aller face au Dynamo Kiev.

Simon Mignolet doit rassurer la défense de Bruges.

Mais le plus important, c'est que Bruges trace sa route. Il a déjà empoché plus de 60 millions d'euros sur le marché des transferts et en a dépensé beaucoup moins tout en construisant une équipe qui semble bien plus forte que celle de la saison dernière. L'arrivée de Simon Mignolet constitue la dernière pièce du puzzle. Ethan Horvath, aligné après l'échec de plusieurs prédécesseurs, n'est pas vraiment un gardien qui prend des points. Mignolet doit rassurer la défense. Le Limbourgeois est un leader très professionnel. Lorsqu'il s'est retrouvé sur le banc à Liverpool, Jürgen Klopp a régulièrement souligné son état d'esprit. Au niveau belge, Bruges dispose désormais d'un noyau très solide qui offre beaucoup d'alternatives. Au Club, personne ne se satisfera d'autre chose que d'un titre. C'était d'ailleurs déjà le cas à partir du moment ou Philippe Clement a signé.

Simon Mignolet, belgaimage
Simon Mignolet © belgaimage

À Anderlecht, le chemin à parcourir est encore long. Étrangement, après le pâle 0-0 à Mouscron, beaucoup ont estimé que le Sporting était en progrès par rapport à la semaine précédente. Pourtant, contre Ostende, Anderlecht avait commencé en force alors qu'à Mouscron, après la pause, il a pratiqué un football stérile. Reste qu'au Sporting, personne ne s'énerve. Vincent Kompany a plus de crédit que n'importe qui, même si on peut se demander si le RSCA possède les joueurs capables de proposer le football qu'il veut imposer. Mais même s'il a un projet, Kompany est suffisamment intelligent pour l'adapter s'il voit que la sauce ne prend pas.

Le début de saison de Genk n'a rien d'époustouflant. Samedi, à Malines, on n'a pas retrouvé la mentalité grâce à laquelle le club limbourgeois avait été champion la saison dernière. A-t-il pris les choses de haut ou a-t-il fait preuve de laxisme ? On sait qu'après un titre, il n'est jamais évident de repartir avec la même motivation. Ce qui n'enlève rien aux mérites du YRFC Malines. De nombreux clubs mordront la poussière dans le chaudron de l'Afas Stadion. Malines devrait être un plus pour la D1A mais les séquelles de l'Opération Mains Propres pèsent toujours sur le club.

Entre-temps, l'Antwerp prépare son match européen de jeudi, le Standard travaille relativement sereinement à son retour au sommet et Ostende, que beaucoup considéraient comme un candidat à la descente, compte toujours le maximum de points. Tout le monde loue le travail effectué par l'entraîneur norvégien Kare Ingebrigtsen. Samedi, les Côtiers passeront un nouvel examen puisqu'ils affronteront le Club Bruges.

Le fossé entre les clubs du top et ceux qui vont lutter contre la relégation semble plus profond que jamais. Eupen a encaissé dix buts en deux matches, Waasland-Beveren n'est nulle part, le Cercle Bruges se cherche, Zulte Waregem ne ressemble à rien. Et que cherche Saint-Trond qui, l'an dernier, a failli disputer les PO1 mais ne donne pas à Marc Brys les moyens de poursuivre son travail ?

On le voit, les questions sont encore nombreuses mais ce début de championnat est tout sauf monotone.

Il y a deux semaines, lors d'une interview à la radio, Bart Verhaeghe déclarait qu'il faudrait attendre le mois d'octobre pour voir la griffe de Philippe Clement sur Bruges. Le président s'est-il trompé ? Alors qu'on n'en est qu'au début du championnat, le club de la Venise du Nord affiche déjà un air triomphaliste. Il n'a pourtant encore affronté que Waasland-Beveren et Saint-Trond, qui n'étaient pas des foudres de guerre. Mais les Bleu et Noir pratiquent un football mobile et personne ne peut nier qu'ils dominent actuellement le championnat. Reste à voir si les joueurs seront capables de reproduire cela sur la scène européenne. On y voit déjà un peu plus clair à ce sujet depuis hier et le match aller face au Dynamo Kiev. Mais le plus important, c'est que Bruges trace sa route. Il a déjà empoché plus de 60 millions d'euros sur le marché des transferts et en a dépensé beaucoup moins tout en construisant une équipe qui semble bien plus forte que celle de la saison dernière. L'arrivée de Simon Mignolet constitue la dernière pièce du puzzle. Ethan Horvath, aligné après l'échec de plusieurs prédécesseurs, n'est pas vraiment un gardien qui prend des points. Mignolet doit rassurer la défense. Le Limbourgeois est un leader très professionnel. Lorsqu'il s'est retrouvé sur le banc à Liverpool, Jürgen Klopp a régulièrement souligné son état d'esprit. Au niveau belge, Bruges dispose désormais d'un noyau très solide qui offre beaucoup d'alternatives. Au Club, personne ne se satisfera d'autre chose que d'un titre. C'était d'ailleurs déjà le cas à partir du moment ou Philippe Clement a signé. À Anderlecht, le chemin à parcourir est encore long. Étrangement, après le pâle 0-0 à Mouscron, beaucoup ont estimé que le Sporting était en progrès par rapport à la semaine précédente. Pourtant, contre Ostende, Anderlecht avait commencé en force alors qu'à Mouscron, après la pause, il a pratiqué un football stérile. Reste qu'au Sporting, personne ne s'énerve. Vincent Kompany a plus de crédit que n'importe qui, même si on peut se demander si le RSCA possède les joueurs capables de proposer le football qu'il veut imposer. Mais même s'il a un projet, Kompany est suffisamment intelligent pour l'adapter s'il voit que la sauce ne prend pas. Le début de saison de Genk n'a rien d'époustouflant. Samedi, à Malines, on n'a pas retrouvé la mentalité grâce à laquelle le club limbourgeois avait été champion la saison dernière. A-t-il pris les choses de haut ou a-t-il fait preuve de laxisme ? On sait qu'après un titre, il n'est jamais évident de repartir avec la même motivation. Ce qui n'enlève rien aux mérites du YRFC Malines. De nombreux clubs mordront la poussière dans le chaudron de l'Afas Stadion. Malines devrait être un plus pour la D1A mais les séquelles de l'Opération Mains Propres pèsent toujours sur le club. Entre-temps, l'Antwerp prépare son match européen de jeudi, le Standard travaille relativement sereinement à son retour au sommet et Ostende, que beaucoup considéraient comme un candidat à la descente, compte toujours le maximum de points. Tout le monde loue le travail effectué par l'entraîneur norvégien Kare Ingebrigtsen. Samedi, les Côtiers passeront un nouvel examen puisqu'ils affronteront le Club Bruges. Le fossé entre les clubs du top et ceux qui vont lutter contre la relégation semble plus profond que jamais. Eupen a encaissé dix buts en deux matches, Waasland-Beveren n'est nulle part, le Cercle Bruges se cherche, Zulte Waregem ne ressemble à rien. Et que cherche Saint-Trond qui, l'an dernier, a failli disputer les PO1 mais ne donne pas à Marc Brys les moyens de poursuivre son travail ? On le voit, les questions sont encore nombreuses mais ce début de championnat est tout sauf monotone.